Archives mensuelles : mai 2010

Audi veut préserver la santé… billet écrit par Hélène BACHELIN, étudiante en 1ère année de communication

 

 

1. Une publicité qui induit en erreur

 

Cette publicité induit le consommateur en erreur, aussi bien par les termes qui sont employés que par sa composition graphique.

Elle prétend pouvoir faire quelque chose pour contribuer à la santé des bébés, en limitant ses émissions d’ozyde d’azote (« La technologie qui réduit de 90% les émissions de NOx »). Mais il n’en est rien, car on sait que ce genre de véhicules rejette un tas d’autres substances nuisibles à la santé, comme du CO2. De plus, l’expression « clean diesel » n’est pas exacte car un véhicule fonctionnant au diesel ne sera jamais un véhicule « propre ».  La référence santé est donc ici infondée. On peut également dire que rien ne prouve que cette voiture a un impact positif sur la santé des tout petits.

Quant au visuel, il présente le véhicule dans un bâtiment blanc. Le blanc fait référence à la pureté et la propreté dans un tel cas, alors qu’un quatre quatre n’est pas un véhicule propre.

 

 

2. Une publicité trompeuse

 

L’Audi Q7 TDI est une voiture de 500 chevaux, rejetant 298 g/km (émissions de CO2). C’est donc un véhicule extrêmement polluant. Audi a peut être réussi à baisser les émissions d’oxyde d’azote et en fait l’argument principal, mais cela pour mieux cacher le fait que ce quatre quatre a un fort impact sur l’environnement (avec ses fortes émissions de CO2), et que ces substances ne sont pas bonnes pour la santé.

L’entreprise, contrairement a ce qu’elle veut nous faire croire, n’a pas une démarche de développement durable. Elle surestime le côté « vert » (bon pour la santé et l’environnement) du produit et en minimise l’impact sur l’environnement.

Publicité verte : l’art de la confusion, billet écrit par Justine Lapillonne

 

 source visuel : alliance.fr

LEROY MERLIN, ou L’art de la Confusion….

 

1.    La publicité induit en erreur par les mots employés.


« Vous voulez une maison plus économe en énergie – nous aussi ». En n'indiquant pas « en quoi le produit présente les qualités qu'on lui attribue et éventuellement dans quel contexte »,cette publicité est en contradiction avec les recommandations écologiques de l'ARPP et ne respecte pas les règles d’obligation de loyauté et d’honnêteté, l’annonceur devant « présenter avec précision la ou les actions significatives entreprises en matière d'environnement ». Une publicité ne doit pas tromper le consommateur sur la réalité des actions de l’annonceur en faveur du développement durable (en exploitant l’inexpérience du consommateur), ainsi que sur les avantages ou propriétés écologique d’un produit, et ce doit d’être véridique et loyale.  L’ensemble de la publicité joue sur l’approximation et la confusion.  


En effet, pourquoi ce lampadaire rendrait-il notre maison plus économe en énergie ? Leroy-Merlin n'a pas la réputation de commercialiser des produits écologiques, même si, devant l'engouement des consommateurs, cette enseigne fait comme les autres : elle se met aussi à proposer quelques produits écologiques.


2.    La publicité induit en erreur par la composition graphique (images et couleurs)

Dans cette publicité on peut voir un lampadaire qui ressemble plutôt à un soleil. Or, ce montage induit la confusion entre l'objet vendu par Leroy-Merlin, et l'énergie solaire, énergie propre mais dont la production n'est pas du tout le métier de cette entreprise. Cette publicité va dons à l’encontre des recommandations de l'ARPP et ne respecte pas la règle de l’obligation de véracité ; en effet « Le choix des signes ou des termes utilisés dans la publicité, ainsi que des couleurs qui pourraient y être associées, ne doit pas suggérer des vertus écologiques que le produit ne posséderait pas ». Ils ne doivent pas induire le consommateur en erreur.  


 

 

Ainsi on constate que Leroy Merlin est nettement dans la confusion publicitaire, afin de perdre le consommateur dans toute cette sur promesse de produits écologiques.

décence, violence dans la publicité – analyse de Karine Da Silva, étudiante en 1ère année de Communication à SUP’DE COM

 

source visuel : imalbum.aufeminin.com

 

La provocation des publicités Dolce & Gabbana :

 

La marque italienne est coutumière du scandale par rapport à ses publicités. Celle-ci ne déroge pas à la règle : nudité, indécence, suggestion de violence … un cocktail détonnant qui permet à la marque de faire parler d’elle et de marquer les esprits en créant le buzz

 

Une marque qui n’a que faire des règles de base de la publicité ?

 

Cette publicité bafoue sans contexte plusieurs règles de base de la publicité et notamment celles qui touchent à la personne humaine. L’exhibition de ces hommes à demi-nus donne d’eux une image dégradante et avilissante. C’est l’homme objet par excellence, réduit à cet état dans un but uniquement commercial, utilisant la nudité de ces hommes pour susciter le désir des clients ou clientes et de les pousser à l’achat.

 

La suggestion de la violence :

 

A la nudité, cette annonce presse ajoute l’idée de violence. Le mannequin du centre ayant les bras attachés à ce qui semble être une chaise électrique ; ce qui induit une idée de violence voire de torture qui s’oppose aux règles de base de la publicité. Malgré cela, les publicités de la marque n’ont jamais fait l’objet de recommandation ou de sanction par les organismes d’autorégulation en France, ce qui n’a pas été le cas en Italie ou en Espagne, ou une campagne s’est vue interdite de diffusion pour les raisons précédemment évoquées.

image de la personne humaine dans la publicité – analyse de Aurore Chretien Giraud, étudiante en 1ère année de communication à SUP’DE COM

 

source visuel : www.hku.hk

 

Vous n’arrivez pas par les études mesdemoiselles ?

Avec Hollywood sans sucre plus besoin de diplôme !

 

 Cette publicité est une ancienne publicité d’Hollywood Chewing-gum datant de 1996.

Il s’agit d’un dessin d’une jeune fille blonde de profil. Elle porte un short rouge très court, des talons hauts et a les bras au dessus de la tête. Le slogan qui accompagne le visuel est : « Mâcher Hollywood sans sucre vous promet à un bel avenir. Même sans diplômes. ».

 

Cette publicité, bien qu’on ne puisse actuellement plus en faire une exception, porte atteinte à la personne humaine et viole plusieurs règles publicitaires déontologiques.

Le respect de la dignité de la personne humaine est touché : « D’une façon générale, toute représentation dégradante ou humiliante de la personne humaine, explicite ou implicite, est exclue, notamment au travers de qualificatifs, d’attitudes, de postures, de gestes attentatoires à la dignité humaine. » (règle déontologique).

La publicité propage une image de la femme et particulièrement de la femme blonde dégradante en avançant l’idée que faire des études et avoir un diplôme sont des choses trop difficiles pour les femmes (blondes). Elle suggère que la femme n’a pas besoin de son cerveau pour avoir de l’avenir.

Le plus simple est de mâcher les chewing-gums sans sucre et donc de rester fine et belle, moyen plus accessible pour certifier un bel avenir!

Meilleur avenir que l’on devine possible par l’intermédiaire de la prostitution ou encore du fait de pouvoir conquérir un homme qui aurait les moyens d’assurer un bel avenir à une femme « cruche ».

Cette publicité cautionne en plus l’idée de l’infériorité de la femme, particulièrement la femme blonde, en réduisant son rôle et ses responsabilités dans la société, en la dégradant et en la réduisant à un objet de désir.

 

Je trouve cette publicité intéressante parce qu’elle n'est pas récente (14ans), on voit donc que la femme en objet publicitaire n’est pas si innovant qu’on peut le penser.

Aujourd'hui la femme est souvent montrée comme un objet de désir ou alors dans des situations qui "imposent" son rôle social de mère (publicité pour le soin des enfants…) ou de femme au foyer (publicités sur les produits ménagers, produits d'entretien…).

green washing – analyse de Emmanuelle Sera, étudiante de 1ère année de communication à SUP’DE COM

 

source Dailymotion

La « verte attitude », pas pour tout le monde…

A la suite de plaintes d’Eau et Rivières, une association Bretonne, s’ouvre en 2001 le procès de la firme américaine Monsanto à l’origine d’un spot télévisée sur un herbicide sous le nom de Roundup.

 

 Monsanto a tout faux !

 Cette publicité met en scène un chien pulvérisant le Roundup pour détruire une plante. Elle présente cet herbicide comme « étant biodégradable » et laissant le « sol propre ». Ce spot est de nature à induire le consommateur en erreur sur l’innocuité immédiate du produit. Les emballages, quant à eux, présents dans la publicité et en magasin, utilisent des allégations de type générique telles que : « biodégradable », « respect de l’environnement », « efficacité et sécurité pour l’environnement ». Ces éléments vont l’encontre des préconisations du code des pratiques loyales de la publicité.

 

Pas si vert que ça le Roundup !

 Le composant principal du Roundup, le glyphosate est classé « dangereux pour l’environnement », par les autorités européennes, c’est un fort polluant pour l’eau et pour le sol. Dans cette publicité, le Roundup est présenté sous un jour trompeur, comme un produit qui préserve notre environnement. C’est également ainsi, que la campagne publicitaire de Monsanto, a favorisé la banalisation de l’usage de ce pesticide et minimise l’impact du produit sur l’environnement, ce qui prouve le non respect des recommandations émises par l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité.

Le groupe Monsanto a donc été condamné à 15000 euros d’amende pour « publicité mensongère ».

dignité et publicité – analyse de Chloé Le Tuan, étudiante en 1ère année de communication à SUP’DE COM

source visuel : flash-news.over-blog.com
 
 
Un spot TV censuré aux USA et un affichage suscitant la polémique
 
 
En 2009, Calvin Klein sort une campgane de pub plutôt "hot" tournée par Steven Meisel, afin de promouvoir sa nouvelle collection de jeans printemps/été.
 
Plus que sexy, limite obcène, cette pub déroge aux règles déontologiques de la profession en matière de décence. Cf la recommandation de l'ARPP, image de la personne humaine.
 
 
En effet, on peut voir sur cette publicité, une femme, sans haut, allongée sur un homme torse nu qui glisse sa main dans son short pendant qu'un autre est en train de l'embrasser. Un troisième homme est quant à lui allongé par terre chemise ouverte avec un jean non boutonné.
 
 
Les règles de base de la publicité
 
 
Les règles de base de la publicité n'étant pas ici respectées : la femme est réduite à l'état d'objet induisant l'idée de soumission de cette dernière. Ceci sans compter que cette publicité a choqué de nombreuses personnes la trouvant "provocante", voire "pornographique". Enfin, la dignité de la personne humaine est dévalorisée, dégradée par cette vision du sexe affichée à l'écran et en pleine rue.

Dénigrement et publicité – analysé par Noémie Martin, étudiante de 1ère année en communication à SUP’DE COM

 

 

source visuel : tempsreel.nouvelobs.com

 

Cristaline, une campagne en eau trouble

 

La nouvelle campagne Cristaline fait des vagues. En effet, celle-ci dénonce et dénigre l’eau du robinet avec un message direct « Qui prétend que l’eau du robinet a toujours bon goût ne doit pas en boire souvent ». Ce message ne plait pas à un grand nombre d’associations, et notamment au ministère de l’écologie et du développement durable, ainsi qu’à Eau de Paris.

 

Un mensonge au consommateur

 

Le message de Cristaline est discutable. L’eau du robinet provient en effet des mêmes sources que l’eau en bouteille. De plus, celle-ci est traitée et très contrôlée, surtout en France. Cristaline fait donc passer au consommateur un message erroné qui peut être considéré comme mensonger.

 

Un message anti développement durable

 

Si le message affirme que l’eau du robinet n’est pas bonne à la consommation, il incite aussi les consommateurs à acheter de l’eau en bouteille au détriment de l’eau du robinet. Ceci incite à un comportement qui ne serait pas éco-responsable, d’une part parce que la production de bouteille en plastique pollue, et d’autre part parce que l’utilisation de bouteille entraine des coûts de recyclage considérables.

 

L’avis du BVP/ARPP 

Les publicitaires avaient demandés l’avis du BVP (bureau de vérification de la publicité) avant de la diffuser. Celui-ci avait rendu un avis défavorable concernant la campagne, mais cela n’a pas empêché la diffusion de celle-ci.

 

Violence et sécurité dans la publicité – analyse

 

l'entretien d'embauche

source : Dailymotion

 

Publicité et violence

 

Bien sûr cette publicité est à prendre au second degré, avec la dose d'humour indispensable.

Pourtant force est de constater qu'elle dégage inévitablement une certaine violence.

D'autant plus regrettable sans doute qu'elle touche un exercice sensible : l'entretien d'embauche. 

 

Rappelons que les règles déontologiques édictées par l'ARPP préconisent d'éviter dans la publicité toute violence inutile.

 

Voici l'article 3.3 de la Recommandation "Image de la personne humaine" :"La publicité doit éviter toute scène de violence, directe ou suggérée…"

 

Publicité et sécurité

Il faut toujours avoir présent à l'esprit que la publicité, surtout visuelle exerce un pouvoir réel sur certaines personnes plus faibles – les enfants notamment – qui peuvent alors être tentées d'imitation.

Dans cette publicité, la scène de l'aquarium peut poser problème.

 

Rappelons ce que dit l'article 13 du Code de la Chambre de commerce internationale :

"Sauf justification d'ordre éducatif ou social, la publicité ne doit comporter aucune présentation visuelle ni aucune description des pratiques dangereuses ou de situation ou la sécurité et la santé ne sont pas respectées".

Publicité et religion

 

spot publicitaire "Liaison dangereuse" : vidéo plus disponible (source Dailymotion)

 

Une publicité censurée en France

 

Cette publicité a été censurée et ne passera donc pas sur les écrans français. Pourquoi?

 

On trouvera la réponse dans la recommandation de l'ARPP "Races, religions et ethnies" 

 

Voici notamment la règle à retenir : " En ce qui concerne la religion… il convient de proscrire toute utilisation du rituel ou des textes qui serait de nature à ridiculiser ou à choquer ses adeptes"

publicité verte….

 

 

spot Renault Eco2 Ellen Mc Arthur

source Dailymotion

Les limites de la publicité verte

La plupart des constructeurs automobiles surfent sur la vague environnementale, soucieux de rejoindre les aspirations de leur clientèle.

Ici, Renault reste prudent dans ses déclarations, tout en voulant frapper fort avec l'image de la navigatrice et de l'océan.

Laisser moins de traces, peut être… mais qu'un jour l'automobile ne laisse plus de trace, sûrement pas.

C'est sans doute toute l'ambiguité de ce message. Disproportion entre la promesse et les mesures prises.

La recommandation de l'ARPP

Il est intéressant de confronter cette publicité à la prescription 2.2 de la recommandation Développement durable de l'ARPP :

"Le message doit être proportionné à l'ampleur des actions menées par l'annonceur en matière de développement durable ainsi qu'aux propriétés du produit dont il fait la promotion"