Archives mensuelles : septembre 2010

Green Washing : le cas Seat Alhambra

 

Voici une annonce presse pour le Seat Alhambra trouvée dans Télé Loisirs du 2 octobre 2010.

Analysons la.

l'analyse

 

Cette publicité nécessite plusieurs réserves

 

– le véhicule est présenté dans un cadre naturel, entourré d'espace vert et de végétation : rappelons que la recommandation "développement durable " de l'ARPP déconseille de recourir à la flore et la faune pour des produits qui ne sont pas totalement neutres en matière environnementale

 

"voiture verte" : cette expression est manifestement abusive. Une voiture ne peut pas être "verte" au sens écologique du terme. Elle a forcément un impact sur l'environnement

 

"CO2 : 143 g/km SEULEMENT" : ici, on va jusqu'à tromper le consommateur non initié aux normes environnementales. 143 g est au-dessus des normes couramment admises. 143 g ne permet pas de bénéficier d'un bonus environnemental. Le terme de "SEULEMENT" est donc inapproprié. Il est abusif de présenter ce modèle comme ayant des vertus environnementales. Le fait qu'il s'agisse d'un monopsace ne change pas la donne : à 143 g, monospace ou non, ce véhicule reste polluant.

jeu et publicité pour l’alcool : le cas Glenfiddich

 

le jeu

Début novembre 2009, la marque de whisky Glenfiddich lance sur son site internet un jeu concours ouvert jusqu'au 31 juillet 2010.

Ce jeu consiste à suivre un parcours initiatique permettant à l'internaute de découvrir les différentes étapes de l'élaboration du whisky. Le jeu est primé de bouteilles de la marque mais aussi de voyages, en Ecosse notamment, ou encore une bouteille de 40 ans d'âge!

 

la contreverse

 

En février 2010 l' Association Nationale de prévention en alccologie et addictologie – ANPAA – saisit le juge parisien en référé en plaidant une publicité déguisée pour l'alccol, et donc une publicité illicite

 

la décision

 

En référé, le juge lui donne gain de cause.

Il s'appuie sur certaines mentions rencontrées au cours du jeu, notamment : "le savoir-faire", "l'alchimie", "le chef d'oeuvre"

Le juge ordonne la suppression de ces expressions sous astreinte de 10 000€ par jour de retard.

Développement durable : un message radio de Renault sanctionné par le JDP

Sur Europe 1, était diffusé en juin 2010 un message radio en faveur d'un des modèles du Scénic Renault.

Le message mettaient en action deux hommes dans un bus.

L'un s'exprimait ainsi : "Ah! Qu'est-ce-qu'on est secoué dans ce bus! Et le chauffeur, il a son permis? Qu'est-ce-qu'il nous secoue!. Il nous prend pour des laitues ou quoi?"

Suivait la publicité pour le Scénic

plainte d'un particulier

 

Un particulier saisit le JDP sur la conformité de ce scénario à la recommandation Développement durable de l'ARPP

 

la recommandation Développement durable de l'ARPP

 

Voici ce que recommande l'ARPP (disposition 9/2) :

"La publicité ne doit pas discréditer les principes et objectifs, non plus que les conseils ou solutions communément admis en matière de développement durable"

 

analyse

 

Même si le message de Renault doit être pris avec une dose d'humour (?), il n'en reste pas moins qu'il discrédite les transports en commun.

Dans la mesure où ceux-ci sont un facteur clé de la politique environnementale en matière de transports, c'est à juste titre que le JDP a sanctionné Renault.

Le parrainage TV bientôt davantage encadré?

Le Ministre de la Culture, Monsieur Frédéric Mitterand a déclaré souhaiter encadrer le parrainage sur leschaines publiques, notamment après 20 heures.

 

En effet, depuis la suppression de la publicité sur ces chaines à partir de 20 heures, les marques reviennent en force en parrainant telle ou telle émission.

Une même émission arrive désormais à compter plusieurs parrains….

 

Un encadrement à surveiller dans les mois à venir

marketing sportif : les sponsors des bleus indemnisés!

la demande

 

Trois sponsors officiels des bleus avaient saisi la FFF d'une demande de dommages et intérêts suite au fiasco de l'équipe de France en Afrique du sud. Les demandeurs : Adidas, GDF, Crédit Agricole

 

la responsabilité en cause

 

La demande de dommages et intérêts peut sans problème se justifier par une mauvaise exécution de ses engagements par l'équipe de France. Le parrainage sportif n'est pas du bénévolat. Les sponsors en attendent un retour sur investissement. Le sponsor ne peut pas se plaindre d'un mauvais résultat sportif, qui fait partie "du risque". Mais l'attitude répréhensible de l'équipe de France lors de la coupe du monde est indiscutablement un non respect des engagements pris vis à vis des sponsors. Ceux-ci sont donc fondés dans leur demande.

 

la décision

 

La FFF vient de donner droit à la demande en accordant, au prorata des engagements de chacun des 3 sponsors,

4,5 millions d'€ de compensation.

La FFF tient à préciser que ces indemnités ne visent pas à compenser un préjudice d'image (on pourrait le discuter) ou un préjudicemoral, mais uniquement un préjudice financier (certain celui-là!)

 

l'agence également indemnisée

 

Le retour prématuré de l'équipe de France avait entraîné la rupture, elle aussi prématurée, du contrat avec l'agence de marketing sportif Sportlive. Celle-çi obtient 2,4 millions d'€ au titre de cette rupture de contrat.

l’UDA et l’AACC proposent un guide sur les compétitions d’agences

Un coût important pour les agences

Les agences participent chaque année à plusieurs dizaines de compétitions d'agence qui représentent un coût qui sans doute se chiffre à plusieurs milliers d'€.

L'UDA et l'AACC viennent de proposer un GUIDE des bonnes pratiques en la matière, en 12 points. Voici quelques unes des recommandations.

Clarté

Définir clairement les attentes de l'annonceur sur le travail souhaité : simple note de réflexion stratégique ou élaboration d'une stratégie de communication?, simple création ou conception d'une campagne de communication?…

Le brief

Le brief doit être le même pour toutes les agences en compétition. Il doit être écrit mais doit pouvoir être complété par des questions.

Il doit indiquer les enjeux et le budget alloué

La méthodologie de travail

La compétition doit préciser quels sont les interlocuteurs, les réunions de travail prévues, et aussi les critères de choix

Un calendrier doit être établi qui tienne compte des contraintes des agences.

Chaque agence doit pouvoir établir des relations individuelles avec l'annonceur

Transparence

Le nombre et le nom des agences en compétition doivent être connus de tous

En phase finale, pas plus de 3 agences doivent rester en compétition.

Informations

Pour permettre un travail efficace, l'annonceur doit fournir suffisamment d'informations. Celles-ci sont couvertes par un contrat de confidentialité.

Choix de l'agence

Le choix de l'agence doit être fait par le même jury. L'ordre doit être tiré au sort. Le lieu de présentation doit être le même pour toutes les agences.

Dès que ce choix est fait, toutes les agences doivent être informées rapidement.

Indemnisation

La cas échéant, l'indemnisation dse agences non retenues doit être la même pour toutes.

Droit d'auteur

Le travail des agences non retenues reste leur propriété.

Internet : allons-nous devoir optiner?

Opt-out et opt-in

En matière d'accès aux données informatiques de l'internaute, deux thèses s'affrontent :

– le opt-in : exige l'accord EXPLICITE de l'internaute

– le opt-out : se contente de l'accord IMPLICITE : tant que l'internaute n'a pas manifesté d'intention contraire.

La position des instances européennes Au cours de l'été 2010, les instances européennes, dans la directive "vie privée" ont clairement pris position en faveur du opt-in L'application de cette directive, si elle protège effectivement mieux la vie privée de l'internaute, risque d'entraîner sur nos écrans d'ordinateur une foule de pop-up sollicitant cet accord. Comment l'internaute réagira-t-il à cette nouvelle source de "pollution" dans sa navigation sur la toile?

Allons-nous devoir apprendre à "Optiner"?

Source visuel : www.gomonews.com

Belle illustration de l'opt-in….

publicité pour le crédit : exemple de message

Les premières publicités pour le crédit conformes à la nouvelle réglementation commencent à apparaître.

Voici un exemple intéressant où Cetelem a fait le choix de rendre le message pédagogique  obligatoire assez apparent, au centre de son annonce-presse, sous un fond vert. Un message pédagogique bien visible mais conforme à l'image que Cetelem veut se forger : celle du crédit responsable.

Cette annonce presse est issue du Télé-Loisirs du lundi 13 septembre.

On voit au centre sur le bandeau à fond vert le message devenu obligatoire "Un crédit vous engage, il doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager".

publicité pour le crédit : mentions obligatoires

Une publicité mieux encadrée

La loi portant réforme du crédit vient d'être précisée par deux décrets en date du 30 août. Outre qu'ils réglementent le message pédagogique (voir notre billet du 2 septembre), ces décrets rendent un certain nombre de mentions obligatoires sur toute publicité en faveur du crédit.

source visuel : www.pret-credits.fr

Les mentions obligatoires

Ainsi la publicité devra mentionner :

la durée du crédit

– la période d'application du taux promotionnel, le cas échéant

– le caractère fixe ou révisable du taux

– le montant des échéances, hors assurances

– le montant des assurances

 

Obligation d'un exemple

La publicité devra donner un exemple basé sur une somme représentative du type de crédit le plus fréquemment accordé, (500, 1000 ou 3000€). Cet exemple devra indiquer combien l'emprunteur devra finalement rembourser.

publicité pour le crédit : le message « pédagogique »

Parution du décret

La loi portant réforme du crédit adoptée dernièrement, nécessite la publication de nombreux décrets d'application. Les 2 premiers viennent d'être publiés le 30 août.

Obligation d'un message pédagogique

Sans doute par volonté de développer un réflexe de responsabilité du consommateur, le nouveau décret étend au crédit la tendance très actuelle des messages pédagogiques. Ainsi, toute publicité pour le crédit devra désormais intégrer le message suivant :

" Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager"

 

Medias concernés

 Ce message devra être utilisé pour tous les médias, mais à l'exception (pourquoi?) de la radio.

Une application progressive

 1er septembre 2010 : application aux agences de crédits et aux secteurs d'activités utilisant de manière habituelle le crédit à la consommation (automobile, équipement de la maison, loisirs…)

1er novembre : application aux organismes de vente à distance 1er mai 2011 : application aux cartes de crédit

La taille du message et sa visibilité :

 Le message doit figurer soit sous la forme déroulante, soit sous la forme d'une cartouche. A la télévision cette cartouche doit figurer au moins 4 secondes La taille des caractères doit être la même que pour les autres mentions obligatoires.

  

source visuel : www.masculin.fr

un des objectifs de la nouvelle réglementation : aider le consommateur à choisir en toute connaissance de cause entre rêves et réalités…