Archives mensuelles : octobre 2014

de la responsabilité des géants américains…

numerama.comsource visuel : numerama.com

C'est une décision lourde de conséquence qu'a rendu dernièrement la Cour d'Appel de Paris

Cette Cour avait été saisie par la rédactrice d'une page facebook consacrée à la série Plus belle la vie. Sur demande du producteur de la série, facebook avait décidé de fermer la dite page. Le Tribunal du 1er degré avait d'ailleurs donné gain de cause à la demanderesse, estimant que cette fermeture était abusive, et avait ordonné la réouverture de la page.

Mais la Cour d'Appel de Paris a été d'un tout autre avis. L'action ayant été intentée contre Facebook France, les juges d'apppel ont en effet estimé que cette entité n'est pas responsable de la fermeture de la page. Pour les juges il n'est en effet pas démontré que la filiale française gère le service facebook.

Selon cette jurisprudence, tout plaigant devra donc s'adresser à la justice américaine…. Voilà sans doute de quoi décourager toute action.

Publicité et Environnement : 7ème bilan

www.elyazalee.com

L'ARPP vient de publier son 7ème bilan annuel sur la manière dont les publicitaires exploitent l'argument environnemental.

Ce bilan étudie la façon dont les publicitaires respectent la Recommandation Développement Durable de l'ARPP. Ce 7ème bilan montre une certaine stabilité depuis deux ans.

La méthode

Les publicités examinées sont les bannières et la presse (non régionale et non professionnelle). Au total, ce sont 13964 publicitésqui ont été étudiées. On peut bien sûr regretter que l'affichage, mais aussi la radio et le cinéma ne soient pas concernés (la TV quant à elle rappelons-le fait l'objet d'un contrôle a-priori)

La place de l'environnement dans la pub

L'environnement n'est plus mis à toutes les sauces puisque seules 468 publicités invoquent des arguments environnementaux, ce qui ne représentent que 3%

Des manquements limités

Sur ces 468 publicités, sont relevés 25 manquements – soit 5% – et 9 réserves – soit 2%.

On peut donc en déduire que 93% des publicités sont conformes aux prescriptions de l'ARPP, ce qui est rassurant. Sans être totalement mort, le greenwashing semble donc en recul.

Les types de manquements

La majorité des manquements provient du non respect des espaces naturels avec 16 manquements. La grande majorité de ceux-ci est constituée par des publicités mettant en scène des voitures, mais surtout des motos et des camping-cars dans des espaces naturels non ouverts à la circulation

5 manquements sont liés au vocabulaire souvent trop imprécis.

4 sont dûs à des abus de logos, de labels, d'autoproclamations.

Nouvelle action de groupe d’envergure

 CLCV source visuel : clcv94.free.fr

Cette fois-ci, c'est l'Association consumériste Consommation Logement et Cadre de Vie qui intente une action de groupe, qui, rappelons-le, a été autorisée par la loi Hamon

Cette action est dirigée contre AXA et Agipi. La CLCV leur repproche le non respect d'une clause de garantie de taux d'intérêt. Le nombre de victimes serait d'environ 100 000 et le préjudice global pourrait atteindre les 500 millions d€.

Stéréotypes sexistes et finances publiques

HCEsource visuel : HCE

On dit souvent que l'argent est le nerf de la guerre.

C'est ce que ne contradira sans doute pas le Haut Conseil à l'Egalité entre les Femmes et les Hommes qui dans un rapport transmis à Marisol Touraine ce 20 octobre, propose que les finances publiques ne puissent plus soutenir des activités qui entretiendraient des stéréotypes sexistes.

L'idée est intéressante et concerne d'abord les médias publics audiovisuels donc France Télévisions et Radio France. Les ressources issues de la taxe audiovisuelle seraient alors réparties en fonction de la manière dont ces médias lutteraient contre ces stéréotypes. Seraient concernés les fictions, les émissions d'information, les divertissements et la téléréalité. Le HCEHF suggère que cela soit mesuré à l'aide de grilles d'analyse.

L'Etat et les collectivités locales seraient également concernés, notamment quant au financement de leur communication institutionnelle qui est bien-sûr payée sur des fonds publics.

Enfin, l'Etat et les collectivités prendraient ce critère en considération dans les évaluations qui permettent l'attribution des marchés publics de communication.

Un système sans doute compliqué, mais nul doute que le message va être entendu par les intéressés.

Au fait, pourquoi se limiter aux stéréotypes sexistes et ne pas étendre cette démarche à tous les types de stéréotypes?

Uber condamné pour tromperie

La société de VTC Uber vient d'être condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à une amende de 100 000€ pour tromperie.

C'est le service Uber POP qui fonctionne avec une application qui est en cause.

Les faits sont assez simples. Sur le site internet, ce service est assimilé à du co-voiturage entre particuliers, alors que le transport est facturé selon la distance parcourue et le temps passé…

welikeit.frsource visuel : welikeit.fr

Le tribunal a également demandé à Uber de mentionner la condamnation sur son site avec un avertissement sur les risques également encourus par les clients.

Juridiquement les choses sont sans équivoque. En effet, tromper le consommateur sur la nature de l'activité ou du service rendu constitue bien une tromperie. On pourrait aussi évoquer la notion de publicité mensongère.

Red Bull se fait couper les ailes

 

proplistis source visuel : poplistic.com

C'est une véritable histoire à l'américaine que Red  Bull vient de connaître et qui marque encore une fois la toute puissance aux Etats-Unis des cabinets d'avocats et des associations de consommateurs via la class action.

Il était une fois…

"Red Bull donne des ailes"

Tout le monde connaît ce slogan qui a fait le tour du monde.

Evidemment, les Américains ont bien compris que ce slogan est à prendre au second degré. Oui, mais voilà, ils repprochent à Red Bull d'être dans l'icapacité de prouver par des études scientifiques que Red Bull, sensé donner des ailes, soit au moins plus tonique que notre bon vieux café…

Alors, faute de preuve, il y a publicité mensongère.

La justice américaine a donc condamné en septembre Red Bull à verser 10$, ou un bon d'achat (on rêve!) à tout plaigant ayant consommé du Red Bull entre 2002 et 2014. Evidemment, ces plaignants peuvent se compter par millions.

Pour éviter cette sanction, comme l'autorise la loi américaine, Red Bull peut transiger. Ce qu'il vient de faire en proposant de verser 13 millions de $, à partager entre les "victimes" (j'aime bien ce terme!). Le hic c'est que celles-ci sont déjà plus de 4 millions à s'être manifesté. Faites le calcul…. Les vrais gagnants seront finalement les sociétés d'avocats…

Haro sur le plastique

dragees.fr  source visuel : dragees.fr

retif.eusource visuel : retif.eu

La loi sur la transition énergétique vient d'être adoptée vendredi dernier par notre Assemblée Nationale. Elle contient deux dispositions anti plastique :

NON aux sacs en plastique…

Les sacs plastiques NON REUTILISABLES seraient définitivement interdits à partir de 2016

… et à la vaisselle plastique

La vaisselle plastique serait quant à elle interdite à partir de 2020.

Reste à faire adopter le texte par le Sénat.

Pub TV et émissions pour la jeunesse

recherche.e-marketing.fr  source visuel : recherche.e-marketing.fr

Alors que de nombreuses voix s'élève pour demander le retour de la publicité sur France Télévisions après 20 heures, un sénateur, Monsieur André Gattolin annonce son intention de déposer un projet de loi pour interdire la publicité dans les émissions télévisées destinées à la jeunesse.

A une époque où les chaînes ont du mal à boucler leur budget publicitaire, est-ce pertinent? La publicité n'ira-t-elle pas ailleurs, comme sur internet par exemple? Rappelons que la publicité télévisée est, en France, la mieux encadrée, la plus surveillée, la seule à faire l'objet d'un contrôle a-priori.