Archives mensuelles : novembre 2014

De l’identification de la publicité

La mésaventure survenue aux youtubers britanniques Phil Lester et Dan Howell est l'occasion de rappeler une règle élémentaire :

toute publicité doit s'identifier comme telle.

C'est ce qu'avaient oublié  Phil et Dan, en acceptant de tourner une vidéo pour la marque Oréo, alors que cette vidéo n'était qu'une publicité. Jugez par vous-même :

https://www.youtube.com/watch?v=E20D4sMwUlE

Pour ce motif, ils ont été rappelé à l'ordre par l'ASA, l'équivalent britannique de notre ARPP.

Bien sûr, la règle est la même en France. Respect du consommateur oblige

La pub qui rend malade

C'est la pomme de la discorde pour la localité de Saint Priest en Jarez. En cause, la publicité de la Clinique du Parc.

Il est vrai que cette campagne qui se voulait sans doute décalée est surtout accrocheuse si ce n'est aguicheuse. Jugez-en vous-même :

clinique 2 source visuel : franceinfo.fr

clinique 1 source visuel : ladepeche.fr

Cette campagne cumule les reproches :

– le recours à l'homme et à la femme (tant qu'à faire!) objets

– le dénigrement de la profession. Pas sûr que le malade s'y retrouve…

– le recours au stéréotype de l'infirmière facile

– le dénigrement de la concurrence

– le non respect du code de déontologie de la profession médicale qui demande que toute publicité soit maîtrisée, faite avec prudence et dans l'intérêt du malade.

Oui, d'accord c'est un peu raté… Buzz quand tu nous tiens!

Résultats : plainte du syndicat infirmier et de l'Ordre des médecins de la Loire.

L’immobilier sera-t-il l’eldorado de l’action de groupe?

cnl  source visuel : lacnl.com

L'action de groupe est entrée en vigueur en France depuis 5 semaines et à ce jour 3 des 4 actions introduites devant la justice concerne l'immobilier, notamment locatif et social.

Cette fois-ci, c'est la Confédération Nationale du Logement qui saisit le TGI de Paris contre 3F, gestionnaire de parcs immobiliers.

Au centre de la discorde, une pénalité prévue au contrat de bail en cas de retard de paiement des loyers. Cette pénalité de 2%, la CNL entend la faire reconnaître illégale comme constituant en quelque sorte une "autojustice".

Si tout laisse à penser que l'action de groupe à la française ne connaîtra pas le succès des class actions à l'américaine, car beaucoup plus restrictives, force est de constater qu'elles connaissent malgré tout un certain retentissement dans le milieu consumériste, et que, vraisembablement, les armes étaient déjà affûtées depuis quelques temps…

 

L’Espagne ose la taxe « google »

google newssource visuel : seroundtable.com

Le Parlement espagnol vient de voter ce que la France n'avait pas osé faire, une taxe frappant les agrégateurs de contenus.

Cette taxe frappe les moteurs de recherche pour les liens mis en place et pointant sur des sites de presse, donc des sites créateurs de contenus journalistiques.

Certes, en tant qu'internaute, on apprécie. Mais la presse est réellement pillée du fruit de son travail. La taxe vise donc à rétablir un équilibre et finalement à amener les agrégateurs de contenus à respecter les droits d'auteur prévus par la propriété intellectuelle.

En Europe, l'Espagne fait figure de "résistant" car plusieurs pays ont déjà tenté l'expérience, tels que l'Allemagne, la Belgique ou la France.

En ce qui concerne la France, une négociation avait conduit Google à accepter de verser à un fonds, au profit de la presse, une somme de 60 millions d'€. En Allemagne et en Belgique, Google avait fait pression en menaçant tout simplement de désindexer les sites de presse de ces pays. "Puisque ces liens vous dérangent, on les enlève" semblait être la dernière proposition de Google.

Alors, une fois votée, quel est l'avenir de cette loi espagnole?

Il faudra sûrement un jour envisager une négociation avec Google au niveau européen…

La CNIL veut protéger le client face aux beacons et autres capteurs…

CNIL  source visuel : Cnil.fr

 

Actuellement en expérimentation dans certains points de vente, les beacons permettent d'interagir avec le smartphone du consommateur qui vient d'entrer en boutique ou qui se présente devant un rayon. Le client peut alors recevoir des SMS lui proposant tel produit ou telle promotion.

En juillet dernier, la CNIL  a anticipé, en posant un certain nombre de règles à respecter :

– ces dispositifs doivent être déclarés à la CNIL

– les données enregistrées doivent être détruites dès que le client sort du magasin

– les données captées doivent être anonymées

– le client doit être prévenu par un affichage et doit manifester son accord par une action

– l'affichage doit mentionner la finalité du dispositif mis en place et l'identité du responsable.