Archives mensuelles : février 2015

Le fruit défendu

Les sites de rencontres extraconjugales se multiplient. Une action en justice était forcément à prévoir. C'est chose faite.

Et c'est une association familiale catholique qui aura tiré la première. La cible est Gleeden. C'est sans doute sa communication un tantinet provocatrice qui est aujourd'hui à l'origine de la saisine du TGI de Paris, notamment celle sur les culs de bus de plusieurs villes de France. Voyez :

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Bien que nous soyons dans une culture judéo chrétienne et que l'action soit intentée par une association catholique, nous placerons ici la réflexion uniquement sur un plan juridique.

Il convient tout d'abord de rappeler qu'une publicité ne peut pas inciter à violer la loi. Or, l'article 212 du Code Civil prescrit " Les époux se doivent mutuellement fidélité, secours et assistance".

La question est donc de savoir si les campagnes de communication de Gleeden constituent une incitation à la violation de l'article 212 du Code Civil. A vous de juger :

1 source visuel : ethickets.com

2 source visuel : trendncom.com

5 source visuel : rambouillet-pour-tous.fr

La réponse du TGI sera intéressante. Certes, derrière les aspects juridiques, il y a sans doute un vrai débat de société sur des lignes qui bougent fortement. Rappelons qu'avant 1975, tromper son conjoint était un délit pénal passible de prison (pour la femme) et d'amende (pour l'homme) (là au moins on a évolué dans le bon sens en supprimant avec le délit pénal cette monstrueuse iniquité entre l'homme et la femme).

L'action est aujourd'hui intentée contre Gleeden et son fruit défendu. Mais il y a aussi Ashley Madison "le leader mondial des rencontres extraconjugales discrètes", adultere(s).org "Organisez vos rencontres adultères", Air-adult "Le site des rencontres adultères" ou encore extraconjugale.com "Contactez d'autres personnes infidèles en quelques clics".

La bière restera en dehors des stades

On le sait, la vente d'alcool est interdite dans les enceintes sportives.

Alcool et sport de font pas bon ménage….

images  source visuel : ledaily.mg

Un amendement à la loi Macron avait pourtant été déposé visant à autoriser la vente de la bière.

Refusé!

La bière restera donc en dehors de l'enceinte des stades.

A moins, bien-sûr, que l'exploitant n'obtienne une licence restaurant autorisant la vente des alcool de catégories 2 et 3 durant les repas. Cette dérogation est utilisable aussi pour les salons VIP dès-lors que de la nourriture accompagne l'alcool.

Enfin, dernier recours, une autorisation municipale exceptionnelle pour 48 heures maximum. En général accordée lorsque le stade accueille une manifestation… non sportive.

L’affichage XXL dans les stades

La loi Macron vient d'adopter la possibilité pour les stades, de proposer des panneaux publicitaires grand format, c'est à dire supérieurs à 12 m2. Cette possibilité sera offerte à 36 stades français dont la capacité d'accueil dépasse 15 000 places.

info-stades.fr  source visuel : info-stades.fr

Vous l'avez compris, l'euro 2016 n'est pas loin. Et pourquoi la pub ne pourrait-elle pas soutenir le sport?

Le CSA relève de graves manquements lors des attentats de Paris

CSA

 

Le CSA avait très rapidement émis des réserves sur la manière dont l'information avait été traitée par les chaînes de télévisions et de radios lors des attentats de Paris contre Charlie Hebdo et l'hyper cacher. Il avait souhaité prendre son temps et entendre les directeurs des chaînes.

Les sanctions sont désormais tombées.

Deux reproches principaux sont retenus : pour certaines chaînes de télévision, avoir diffusé des images qui pouvaient heurter la sensibilité ou porter atteinte à la dignité humaine, et pour plusieurs des médias concernés, avoir diffusé en live des informations sur les opérations, sans prendre la peine de se demander si cette diffusion pouvait gêner les opérations du GIGN ou du RAID, voire mettre en cause la vie des otages.

Au total, se sont 36 manquements qui sont retenus. 13 font l'objet d'une mise en garde et 21 d'une mise en demeure.

Rappelons que ces deux types de sanctions n'ont pas d'autres conséquences que d'être prononcées. Elles valent avertissement.

Reste à en tirer les conclusions. Les moyens de communication actuels modifient la donne dans ce type de situation. Le CSA annonce d'ores-et-déjà vouloir modifier la recommandation qui traite du traitement des conflits entre Etats, des guerres et du terrorisme. Il est notamment envisagé par le CSA de créer une obligation de sauvegarde de l'ordre public et de maîtrise de l'antenne.