Archives mensuelles : octobre 2017

#Etudiants : quand une publicité touche le fond

Lundi dernier, le site de rencontres Rich Meet Beautiful a déployé un dispositif publicitaire devant l’Université Descartes à Paris. Publicité qui pouvait être comprise comme une incitation à la prostitution des étudiants en situation précaire. Pas de doute, le sugardating arrive en Europe. Faits et analyse.

Rich Meet Beautiful a été créé par un Norvégien, Sigurd Vedal. Ce site propose la mise en relation entre des étudiants en situation précaire et des personnes aisées. Se rendre sur le site ne laisse aucun doute sur les intentions : « Un sugarDaddy (traduisez « papa gâteau ») ouvre les portes d’un monde de diamant, de champagne et de virées shopping auxquels une sugarbaby n’aurait pas accès autrement« . Sans équivoque sont suggérées des relations rémunératrices (même si cette rémunération peut, le cas échéant, n’être que du shopping comme le suggère le site) ainsi que  des relations intergénérationnelles.

Le message a été diffusé par un dispositif mobile, une remorque tirée par une voiture :

sugar daddy

source : europe1.fr

Les réactions ont été immédiates. Le monde universitaire s’est ému, le Gouvernement est intervenu. Une plainte pour proxénétisme a été déposée. Le véhicule a été saisi. Stéphane Martin,  Directeur Général de l’ARPP a saisi le Jury de Déontologie Publicitaire selon la procédure d’urgence. La FAGE a également porté plainte. Que peut-on reprocher à cette campagne?

Non respect des règles élémentaires de déontologie

Cette publicité enfreint de nombreuses règles et tout particulièrement celles de la recommandation « Image et respect de la personne » édictée par l’ARPP et dont voici quelques extraits allégrement bafoués :

  • « La communication commerciale doit respecter la dignité humaine »
  • « La publicité ne doit pas être susceptible de heurter la sensibilité, choquer ou même provoquer le public en propageant une image de la personne humaine portant atteinte à sa dignité et à la décence. »
  • « D’une façon générale, toute représentation dégradante ou humiliante de la personne humaine, explicite ou implicite, est exclue » »
  • « La publicité doit éviter d’induire une idée de soumission ou de dépendance » »
  • « Toute présentation complaisante d’une situation de domination ou d’exploitation d’une personne par une autre est exclue »

La parallélisme avec le prêt étudiant fera sans doute frémir tout le monde universitaire. Et pas que. Il signe le cynisme et l’indécence du message.

Non respect des règles d’affichage

L’affichage sauvage est, on le sait, interdit. L’affichage mobile est soumis à des règles strictes : un véhicule homologué et une autorisation d’utilisation de l’espace public en cas de stationnement éphémère à des fins promotionnelles. La remorque (d’ailleurs aussitôt saisie) n’est pas un véhicule publicitaire au sens de la loi.

Non respect des règles de street marketing

Le stationnement de la remorque devant une Université est une opération de street marketing. Celle-ci est alors assujettie à une autorisation municipale, que la Mairie de Paris n’a sans doute pas donnée.

Un mois plus tôt, la même opération avait été conduite devant des Universités de Bruxelles. Elle s’était soldée par une centaine de plaintes devant le Jury d’Ethique Publicitaire, l’équivalent belge de notre JDP. Et que dire du visuel choisi pour cette campagne chez nos voisins ?

sugar daddy.jpg 2

source : rtbf.be

La dernière enquête OVE dévoilait les difficultés de bon nombre d’étudiant(e)s à joindre les deux bouts. Beaucoup se trouvent en situation précaire. Les uns ont du mal à se nourrir correctement. Les autres à se soigner. Des révélations qui confèrent à cette campagne un caractère d’autant plus regrettable que devant leurs difficultés les étudiants méritent avant tout d’être respectés !

Publicité Financière : 3 nouvelles Recommandations de l’ARPP

La dernière recommandation de l’ARPP sur la publicité financière datait de 2014. Déjà un bail pour un secteur en profonde mutation, d’autant que la loi Sapin II était entre temps passée par là.

ARPP

Le secteur des produits financiers est complexe. Les produits financiers et de placements sont multiples et aux écosystèmes très divers. Les règles publicitaires déontologiques applicables à ce secteur sont donc forcément compliquées et demandent vigilance en fonction du produit que l’on entend promouvoir.

produits financiers

source : strategie-bourse.com

L’ARPP vient de remettre à plat l’encadrement de ce secteur. L’objectif était de clarifier les règles applicables en distinguant les types de produits : les placements traditionnels (actions, obligations, épargne…), les placement à effet de levier (Forex…) et les placements atypiques (forêts, œuvres d’art…)

Désormais, les professionnels du secteur et les agences spécialisées dans la communication financière disposent de 3 recommandations :

  • Recommandation Produits et services financiers et d’investissement
  • Recommandation Produits et contrats financiers à effet de levier
  • recommandation Placements dits atypiques et services liés

Trois recommandations disponibles sur le site http://www.arpp.org

Avec l’AACC, Passez à l’action!

L’écoconception des campagnes publicitaires, c’est possible!

Tel est le message que veut délivrer l’AACC aux professionnels des agences. Des professionnels qui disposent désormais d’un site dédié. Navigation…

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Consciente des attentes de bon nombre de consommateurs désireux de ne plus consommer aveuglément, et de bien des entreprises soucieuses de leur implication citoyenne, l’AACC vient d’inaugurer un site de conseils consacré à l’écoconception des campagnes de communication. Un site qui s’adresse directement aux professionnels des agences. Des professionnels que l’association invite à « passer à l’action ».

AACC

source : le site AACC dédié

Le site vise 5 catégories d’acteurs en agences : les commerciaux, les créatifs, les planneurs, les développeurs et les équipes de production. Une fois la fonction choisie, il ne nous reste plus qu’à opter pour un type de campagne : print, digitale ou audiovisuelle. Le croisement des deux paramètres conduit à une série de conseils pratiques. Des conseils qui éviteront les erreurs de débutant en matière de responsabilité environnementale, de responsabilité sociale mais aussi de responsabilité sociétale. L’AACC s’adresse à notre raison

Le site nous invite également à plonger dans la piscine : un florilège de campagnes vertueuses sélectionnées par l’AACC. Histoire de démontrer que oui, l’écoconception en communication est possible! L’AACC joue avec notre émotion

Une belle initiative dont nous nous réjouissons. Elle serait complétée dans un 2ème temps par la mise en place d’un référentiel de mesure d’impacts, référentiel qui permettrait de déboucher sur un Label. On en saura sans doute plus dans les mois à venir.

Pour l’heure, rendons-nous sur le site : http://www.communication-responsable.aacc.fr où les bons conseils nous attendent… comme celui d’éviter l’auto-play!

#ePrivacy, le projet qui divise

Lancé par la Commission Européenne en janvier dernier, le projet ePrivacy doit compléter le RGPD. Il vise à mieux protéger la vie privée, notamment dans les communications électroniques. Un projet qui est loin de faire l’unanimité.

bruxelles

Actuellement, quand un internaute se connecte pour la 1ère fois à un site, il voit apparaître en bas de son écran le bandeau l’informant que la poursuite de la navigation entrainera le dépôt de cookies. Cookies qui permettront le profilage. Si le projet ePrivacy est adopté, le consentement de l’internaute sera donné non plus au cas par cas, mais de manière globale. Il devra toutefois être confirmé tous les 6 mois.

Ce consentement sera géré directement depuis le navigateur qui permettra alors à l’internaute de choisir entre différents niveaux de confidentialité. En cas d’utilisation commerciale des données, la charge de la preuve de l’existence du consentement pèsera sur le responsable du traitement.

Le principe vient d’être adopté par la commission LIBE (Libertés Civiles). Le projet devra ensuite passer en commission plénière. En cas d’adoption, l’ePrivacy entrera en application à la même date que le RGPD, soit le 25 mai prochain. En cas de non respect les peines d’amendes seront identiques à celles prévues par le RGPD – donc particulièrement lourdes – pouvant aller jusqu’à 4% du CA mondial.

Si ce projet vise à mieux protéger les données personnelles de l’internaute, il inquiète certains acteurs économiques. Les annonceurs sont bien-sûr soucieux de la réduction qui peut en résulter de la publicité ciblée. Nous pensons particulièrement à certaines catégories de sites : les médias, le E-commerce notamment. L’Iab ardent défenseur d’un internet libre et au service de tous, exprime aussi son inquiétude.

ePrivacy peut-il remettre en cause l’existence de certains sites éditeurs comme certains le craignent ? La question mérite d’être posée.

De l’intention à l’interprétation. Le cas #Dove

De l’intention à l’interprétation, il n’y a parfois qu’un pas, et les publicitaires le savent bien. Des publicités peuvent choquer. La faute peut être intentionnelle, mais il arrive aussi qu’elle participe d’une maladresse. Chacun se forgera une opinion sur la récente mésaventure de Dove.

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le début de la vidéo qui a provoqué le scandale

source : lexpress.fr

La semaine dernière, la marque Dove a déchainé les passions sur les réseaux sociaux américains. En cause, une vidéo publicitaire destinée à internet. Cette publicité vante les mérites d’une crème pour la peau. On y voit une femme noire ôter son T-shirt, ce qui laisse apparaître une 2ème femme à la peau… blanche. Il n’en fallait pas plus pour que de nombreux internautes accusent alors la marque de racisme. Les réactions vont jusqu’à l’appel au boycott des produits Unilever (#BoycottDove).

Et pourtant, cette vidéo a une suite. Car à son tour la femme blanche ôte son T-shirt, et on voit apparaître un 3ème visage de femme à la peau mate. Le message semble donc dire que la crème convient … à toutes les peaux, à toutes les femmes. Et là, on est loin du racisme !

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La vidéo dans son intégralité des 3 visages

source lalibre.be

L’erreur est sans doute pour Dove et son agence d’avoir été un peu vite en besogne. La marque n’a peut-être pas procédé au bon vieux pré-test de rigueur (il est bon parfois de revenir aux fondamentaux) qui aurait évité cette mésaventure dont Dove se serait bien passé. Un pré-test qui paraissait d’autant plus utile que Dove avait déjà connu une alerte en 2011 avec une publicité pour une crème hydratée. Une publicité plus difficile à défendre.

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La publicité de 2011 pour une crème hydratée

et qui pouvait être prise pour un message raciste

source : marianne.net

Pour conclure, rappelons que Dove a aussi été une marque pionnière dans la mise en valeur de la diversité des corps féminins. Alorsresponsable, mais pas coupable?

#Avis en ligne : un encadrement renforcé au 1er janvier

Nous présentions dans notre article du 11 décembre dernier la mise en place, dans le cadre de la loi numérique, de la norme NF Z 74-501 relative aux avis en ligne des internautes. Un an plus tard, une enquête de le DGCCRF révèle que bien des progrès sont encore possibles.

  • avis-en-ligne

Au moment de tester un nouveau restaurant, qui n’est pas influencé par les avis en ligne? Une enquête de 2014 révélait que 41% des consommateurs reconnaissaient avoir acheté un produit ou un service après avoir lu un avis positif. L’enjeu est donc de taille…

L’enquête de la DGCCRF (forte de ses 127 contrôles) fait ressortir un taux de non conformité de 35%. Parmi les principales fraudes :

  • les avis mis directement par le professionnel qui se fait passer pour un client
  • le fait de prétendre que les avis sont certifiés alors que la norme ne portent que le mode de collecte, la modération et le traitement.

Devant les enjeux, la réglementation sera renforcée dès le 1er janvier prochain. Le site devra assurer une information loyale, claire, transparente et fiable et préserver les conditions d’une saine concurrence. La véracité, les dates et le classement des avis risquent d’être particulièrement sous surveillance… Car au royaume de la concurrence, tout n’est pas permis.

Données personnelles : conscients des risques, les 18-24 ans ont cependant un comportement à risques

Le CSA a publié le 19 septembre dernier son rapport 2017 sur les Français et les données personnelles. Un rapport qui montre un certain paradoxe dans le comportement des 18-24 ans.

CSA

On sait les Français en général inquiets pour leurs données personnelles sur internet. 85% se déclarent, dans cette enquête du CSA conduite fin août, préoccupés. Mais c’est peut-être le comportement des 18-24 ans qui peut inquiéter.

Nés avec internet, beaucoup de ces jeunes en font leur terrain d’expression favori. Pour preuve, 72% reconnaissent y publier régulièrement des informations ou des photos personnelles, notamment sur les réseaux sociaux. 41% n’hésitent pas à laisser des données personnelles dans les forums.

Cette pratique quotidienne (pour la plupart) ne signifie pourtant pas que ces mêmes jeunes en ignorent les risques. Ainsi, ils se disent à 93% inquiets pour la protection de leurs données personnelles et à 48% très inquiets. Ils sont 61% à avoir déjà tenté d’effacer d’internet des données . 75% déclarent rechercher régulièrement des informations les concernant en tapant leurs nom et prénoms sur un moteur de recherche.

Un constat implacable qui prouve, s’il en était besoin, qu’une sensibilisation aux risques de l’outil est une nécessité. Certes, les dernières évolutions du droit national, le règlement européen applicable dans quelques mois, les décisions de la CJCE vont dans le bon sens. Mais la vigilance demeure de mise.

Droit à la déconnexion : tout doucement…

La loi El Khomri, dite « loi travail », a créé, dans son article 55, un droit à la déconnexion pour les salariés en dehors de leur temps de travail. (Voir notre article du 30 décembre dernier). Huit mois après son entrée en vigueur (1er janvier 2017), peut-on en faire un premier bilan ?

Il convient d’abord de rappeler que ce droit à la déconnexion est soumis à la négociation collective. Un premier bilan à moins de 12 mois n’est donc pas totalement significatif et doit être relativisé. Néanmoins, la fin de l’été a été marquée par deux enquêtes conduites chacune auprès d’un panel de 1 000 salariés.

IFOP

La 1ère enquête a été menée par l’IFOP entre le 7 et le 10 juillet. Et le résultat n’est pas en faveur de la déconnexion : 78% des personnes interrogées avouent continuer à se connecter sur leurs outils numériques, en dehors de leurs heures de travail. 37% avouent même le faire « souvent »… Les raisons avancées sont multiples :

  • les obligations professionnelles pour 31%
  • éviter la surcharge de travail au retour pour 26%
  • ne pas rater une opportunité pour 11%

Un salarié sur deux pense même que son entreprise n’a pas pris de dispositions suite à l’entrée en vigueur du droit à la déconnexion.

ELEAS

La 2ème étude est due au Cabinet Eléas. Elle a été conduite du 13 au 15 septembre. Les résultats sont peut-être plus nuancés (est-ce l’effet de la reprise du travail?). L’étude révèle que 33,5% des salariés restent connectés, taux qui monte à 51,5% chez les cadres.

Avec des chiffres sensiblement différents, ces deux études témoignent d’une même réalité : le droit à la déconnexion n’est pas entré dans nos réflexes. Les plus difficiles à convaincre seront peut-être les salariés eux-mêmes : 27% d’entre eux ressentent en effet, en cas de déconnexion, un sentiment de culpabilité… La séparation vie professionnelle et vie privée n’est peut-être pas pour demain…

#Gleeden revient en télévision…

C’est le 2 octobre que Gleeden revient en publicité télévisée. Ses campagnes en médias de masse ont toujours suscité de vives réactions. Avec une question de fond : une publicité prônant l’infidélité ou l’adultère est-elle conforme à notre droit? Éléments de réponses…

Selon une enquête IFOP de 2014, 1 Français sur 2 avoue avoir été infidèle (ce serait parait-il un record européen…). Et l’homme serait un peu plus infidèle que sa compagne. Mais ce sont bien les femmes qui sont les cibles des publicités de Gleeden, même si elles ne représentent que 40% des inscrits . Le positionnement du site n’est-il pas : « La rencontre extra conjugale pensée par des femmes ». Un site qui approche des 4 millions d’inscrits dont plus d’1 sur 2 serait français. (Une femme s’inscrit gratuitement alors que l’homme achète des crédits).

A chaque nouvelle campagne, son lot de réactions, voire de plaintes. La campagne qui démarre ce 2 octobre fera-t-elle exception? Rien n’est moins sûr. Alors, une publicité pouvant être considérée comme un encouragement à l’infidélité dans le couple tombe-t-elle sous le coup de la loi?

De quelques arguments

Du côté de ses partisans, on évoque bien-sûr la liberté d’expression. Or, l’affichage et internet obéissent justement à ce principe de liberté d’expression, pourvu que l’activité promue ne soit pas contraire à la loi. Et précisément, c’est en 1975 que la loi française a supprimé le caractère de faute que revêtait jusque-là l’infidélité dans le couple.

Du côté des opposants, on rappelle l’article 212 du Code Civil qui énonce : « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance ». Dans ce contexte, la publicité pour un site de rencontres extra-conjugales reviendrait, selon eux, à encourager une violation du Code Civil, et serait donc, de fait, illégale.

Les antécédents

Gleeden s’est déjà essayé à la télévision. Mais pas toujours avec succès. Une campagne de parrainage de la météo sur BFM TV a avortée au bout de 48 heures sous la pression des réactions des téléspectateurs. Nous étions en Juin 2011.

En Octobre 2013, le JDP a été saisi pour une campagne d’affichage utilisant 3 affiches différentes, notamment celle-ci :

GLEENDEN

Le JDP, dans une décision de Décembre 2013, a donné gain de cause au site de BlackDivine. Les principaux arguments alors retenus étaient que ces affiches ne portaient pas atteinte aux grands principes du Code des Pratiques Loyales de la Chambre de Commerce Internationale (légalité, décence notamment) ni à la Recommandation de l’ARPP sur l’image de la personne humaine. Le JDP estimant que chacun était libre de se sentir concerné – ou pas – par la proposition commerciale de Gleeden.

C’est en 2015 que la justice va être saisie pour la première fois. C’est encore une campagne d’affichage qui est en cause, sur les culs de bus de la RATP. Cette fois-ci, c’est une Association d’obédience catholique qui saisit le TGI de Paris. Elle reproche à la campagne publicitaire de faire la promotion de l’infidélité. Le même type de visuel est visé. Cette campagne avait entraîné une pétition sur CitizenGo, pétition qui avait atteint 20 000 signatures. Mais le TGI de Paris donne gain de cause à Gleeden et condamne même l’Association demanderesse à 2 000€ de dommages et intérêts au titre des frais de procédure… La décision du TGI s’appuie principalement sur le fait que l’infidélité n’est plus une faute aux yeux du droit français.

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La campagne qui ne laissa pas indifférent

Source : leditodufauteuil

En Avril 2016, Gleeden revient sur le petit écran sur M6 et C8. Mais il est vrai avec un spot plus édulcoré, l’Amanturière. Le site a par ailleurs largement communiqué dans les couloirs du métro parisien et on sait sa régie particulièrement vigilante sur les risques de dérapage…

Alors quelles réactions la nouvelle campagne peut-elle déclencher? Un spot décalé qui va vous inviter à secouer votre smartphone pour faire disparaître les preuves…  Rappelons que, puisqu’il s’agit d’un spot TV, celui-ci a été obligatoirement visionné en amont par la commission spécialisée de l’ARPP. Le spot que vous pourrez voir à partir de lundi (si vous êtes un peu couche tard car il ne peut être diffusé qu’en night-time, donc après 22H30) a reçu le feu vert de l’ARPP.

Comme on le voit, le débat reste ouvert chez les juristes… Quant à la morale, il appartient bien entendu à chacun de se forger son opinion…