Affichage sauvage, et si on disait stop?

Les campagnes d’affichage sauvage se multiplient et deviennent de plus en plus envahissantes dans les centres villes. Et les pratiques sont de plus en plus agressives. Quelques exemples pour nourrir notre réflexion… et notre envie de dire stop!

L’affichage urbain est une activité très réglementée dont l’encadrement a été accentué par le Grenelle 2. L’objectif de la réglementation est de trouver un équilibre entre deux intérêts contradictoires : soutenir l’activité économique et sauvegarder le cadre de vie. On entend régulièrement des voix s’élever contre l’omniprésence de la publicité en ville, mais rares sont celles qui s’élèvent contre l’affichage sauvage.

L’affichage sauvage a toujours existé. Mais depuis quelques temps, il semble ne plus connaitre de limites. En voici quelques exemples. A certains carrefours, les panneaux directionnels ou les feux tricolores servent malgré eux de supports publicitaires (ce que le Code de la Route prohibe expressément…).

affichage sauvage

On n’hésite plus à utiliser les arbres comme supports (ce que le Code de l’Environnement interdit bien-sûr).

arbre

Certes, très souvent, ce sont de « petits » annonceurs qui recourent à l’affichage sauvage, sans doute par manque de moyens. Mais malheureusement il semble que les grandes marques se laissent tenter. On se souvient tous de l’opération conduite par Kiabi en 2015 dans 11 villes de France. Très récemment, nous avons été nombreux à regretter  cette campagne de la marque Innocent  en juillet dernier :

INNOCENT

campagne innocent, début juillet 18

Rien ne semble arrêter l’escalade. Vendredi 24 août le quartier de Gorge de Loup dans le 9ème arrondissement de Lyon a eu droit à une campagne virulente de collage d’affiches … sur les trottoirs ! Voici l’affiche devant l’entrée du Campus René Cassin :

ALTERNATIBA

Devant le campus René Cassin, le 24 août 2018 à 9 heures 

Surprenante, cette campagne est au profit du Tour Alternatiba. Et Alternatiba se définit comme « un mouvement citoyen pour le climat et la justice sociale » ! Plus étonnant, l’un des partenaires dont le logo figure sur l’affiche est l’Association … « Les Amis de la Terre » qui se définit lui-même comme « une association de protection de l’homme et de l’environnement »! ça ne s’invente pas… Voilà une campagne sauvage qui va à l’encontre des intérêts de l’annonceur et le décrédibilise. Mais qui surtout porte atteinte au cadre de vie du citoyen.

Et l’on peut aussi s’interroger sur la récurrence de certaines de ces campagnes sauvages. A Lyon, un épaviste exploite depuis de très nombreux mois les feux tricolores et la signalétique urbaine, apparemment en toute impunité…

 

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