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Bientôt un ToxiScore pour les produits ménagers

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Annoncé par le Ministère de l’Écologie, un ToxiScore pourrait voir le jour sur les packagings des produits ménagers en 2022. Présentation du projet.

Le projet de ToxiScore s’insère dans le 4ème Programme Santé et Environnement, un programme sur 5 années. Son objectif principal est de permettre d’alerter, de manière compréhensible pour tous, des risques que peuvent présenter l’utilisation et la manipulation de certains produits ménagers, avec pour souci de protéger à la fois l’environnement et la santé des utilisateurs. Comme l’a déclaré Barbara Pompili sur France Info, « Il faut qu’on sache au premier coup d’œil s’il faut prendre des précautions d’utilisation ». Des précautions telles que mettre des gants, bien se laver les mains, porter des lunettes, aérer la pièce, ou pourquoi pas mettre un masque en fonction de la notation du produit.

L’Association 60 millions de consommateurs a mis en place en 2019 son propre indicateur, le Menag’Score. Et ses résultats prouvent qu’un ToxiScore est sans doute pertinent puisque 48% des produits testés par cette association avaient obtenu les plus mauvaises notes, à savoir D ou E.

Le ToxiScore serait construit sur la base du NutriScore aujourd’hui bien intégré dans nos achats de produits alimentaires. Il devrait donc reprendre les codes des lettres de A (produits les moins nocifs) à E (produits les plus nocifs) et les couleurs oscillant du vert clair au rouge foncé.

Dans un premier temps, le ToxiScore sera sur la base du volontariat, mais poussera sans doute les industriels à tenter d’améliorer leurs produits, c’est à dire à les rendre moins toxiques. Bien qu’encore facultatif, le bilan du NutriScore est en ce sens positif.

La définition des critères de classement sera sous le pilotage de plusieurs organismes tels que le Conseil National de la Consommation, l’Anses (Agence Nationale de Sécurité sanitaire alimentaire et environnementale, l’Ineris (Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques) et Santé Publique France. Les négociations devraient aussi logiquement intégrer les associations de défense des consommateurs ou de défense de l’environnement, et bien entendu les industriels.

L’enjeu de ce projet est de taille. Selon le Ministère de la Consommation, ce sont 1 milliard de produits ménagers qui sont consommés chaque année en France dont 300 substances classées cancérogènes.