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Création d’un Comité National d’Éthique

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Sur initiative du Premier Ministre, a été créé début décembre un Comité pilote national d’éthique qui sera peut-être destiné à devenir pérenne. Quelle est sa mission ? Quelle est sa composition ?

Plus que jamais, le développement des nouvelles technologies soulève des questions éthiques qui ne peuvent plus être éludées. Le développement de l’intelligence artificielle à lui seul justifie la création d’une telle instance de réflexion capable d’aborder les questions soulevées dans toutes leurs dimensions et avec indépendance. C’est le pari de la création de ce comité pilote créé dans le cadre du Comité Consultatif National d’Éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) dont il épousera le fonctionnement.

Mission : donner du sens

Ce Comité reçoit pour mission d’aborder de manière globale les enjeux éthiques du numérique et de l’intelligence artificielle. Le pari est de parvenir à donner un sens à l’intelligence artificielle. Sur sa fiche de route, trois premiers dossiers : les agents conversationnels (quel traitement des données? quelle stratégie d’influence?), les véhicules autonomes (notamment la difficile question des responsabilités entre constructeur, assureur et utilisateur), et le diagnostic médical à l’heure de l’intelligence artificielle (quelle transparence? quels risques?).

Composition : la pluridisciplinarité

Le Comité pilote National d’Ethique est pour l’heure composé de 27 personnes (15 hommes et 12 femmes) issues du monde universitaire (8), du monde du numérique, des entreprises, mais aussi des médecins, des juristes, des philosophes, sans oublier des représentants de la société civile. Il est présidé par Claude Kirchner directeur de recherche à l’INRIA, l’Institut National de Recherche en sciences du numérique. Il peut également, en fonction des groupes de travail constitués, faire appel à des personnalités extérieures.

Le Comité a tenu sa première séance plénière le 4 décembre dernier. Début 2021, il remettra ses recommandations, y compris sur son éventuelle pérennité.