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États-Généraux de la communication, Acte 2. La déception.

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Ce jeudi 6 mai les professionnels de la communication avait rendez-vous pour l’acte 2 des Etats-Généraux de la Communication voulus par la Filière Communication. Après les promesses de l’acte 1 en novembre dernier, les attentes étaient réelles. La déception en a été d’autant plus grande.

La mobilisation avait été forte lors du lancement des Etats-Généraux de la communication le 27 novembre dernier. De manière unanime, les principaux acteurs et leurs instances professionnelles y avaient affirmé leur volonté de contribuer à une société plus vertueuse et à faire de la publicité un accélérateur du changement, de promouvoir une publicité davantage respectueuse des enjeux sociétaux et environnementaux. Une publicité au service du bien commun.

Une promesse qui restait bien entendu à traduire en actes. Restait à passer du DIRE au FAIRE et dans notre esprit cette 2ème rencontre allait répondre à cette attente. D’autant qu’en mars dernier, la Filière Communication se positionnait sur 7 engagements. Mais notre déception fût grande. Une déception également largement exprimée dans le fil de discussion du webinaire.

Se sont succédées de pseudo tables rondes. Pseudo car une table-ronde est censée instaurer un débat contradictoire. Débat il n’y a pas eu. Ce fut davantage une succession d’interviews. Des interviews qui nous ont semblé – et la qualité des orateurs n’est pas en cause – souvent loin de l’espoir qu’avait fait naitre la première rencontre et sans vraiment de rebond non plus sur les 7 engagements souscrits en mars. Mais l’absence de débat était sans doute inévitable puisque la société civile était absente. Pas de citoyens. Pas d’associations de consommateurs. Pas d’associations de protection de l’environnement ou de défense de telle ou telle cause sociétale. Plusieurs instances professionnelles étaient aussi absentes, dont l’Arpp pour ne citer qu’elle. En conséquence, le dialogue que nous attendions s’est transformé en monologue, en plaidoyer univoque entre professionnels. Pour résumer une amère impression de ne pas avoir avancé sur les questions de fond, tant sociétales qu’environnementales.

Ce 2ème Acte des Etats-Généraux de la communication a sans doute été victime d’un hiatus quant aux attentes. Voilà qui confirme que la communication est un exercice parfois difficile. Nous voulons cependant croire que les espoirs engendrés lors de la première rencontre restent d’actualité. Et nous attendons avec confiance l’Acte 3…