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Faut-il craindre un retour du greenwashing automobile?

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Est-ce le fruit d’un hasard sans suite ou les signes avant-coureurs d’un retour du greenwashing dans le secteur automobile?

En effet, sur 9 cas soumis au JDP dans sa séance du 23 octobre, 3 concernent l’abus de l’argument écologique chez les constructeurs automobiles.

Hier, nous relations la condamnation par le JDP de la publicité en faveur de la Mitsubishi I-Miev pour avoir confondu « 100% électrique » et « 100% écologique ».

Deux autres cas sont assez proches

leaf source visuel : dieselstation.com

Celui de la Nissan Leaf est quasiment identique au cas de la i-Miev. Voiture électrique que son constructeur met en valeur avec les mots suivants  » L’esprit électrique – conduite fluide, confortable, économique et propre… la Nissan Leaf n’a aucun impact sur l’environnement »

Pour l’Observatoire du Nucléaire qui a saisit le JDP, même électrique, une voiture a un impact environnemental par sa fabrication industrielle et … sa consommation d’électricité.

C’est donc à bon droit que le JDP fait preuve de rigueur en estimant que le « n’a aucun impact sur l’environnement » n’est pas conforme aux règles déontologiques et présente un caractère trompeur.

Le cas de la Hyundaï i-40 est un peu différent.

i40 source visuel : autosblog.fr

Il ne s’agit plus d’une voiture électrique, mais d’une voiture diesel dont la publicité dit « Hyundaï i-40, soyez exigeant… Elle vous offre des performances extrêmes et émet de très faibles émissions« . Ces émissions sont précisées dans la même publicité (puisque c’est une mention obligatoire). Elles sont situées entre 113 et 159 grs selon les modèles.

L’association Agir pour l’Environnement saisit le JDP, jugeant cette publicité trompeuse et obtient gain de cause.

En effet, le JDP estime, et à juste titre, qu’à défaut de toute précision de comparaison, les émissions de la i-40 sont proches de la moyenne nationale actuelle (124 grs) et qu’elles ne sauraient donc être qualifiées de « très faibles ». La publicité est bien trompeuse.

Espérons que ces 3 exemples serviront de warning aux publicitaires, car un retour en force du greenwashing ne servirait la cause de personne.