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L’étiquetage « Bien-être animal » accueille de nouveaux acteurs

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L’étiquetage « Bien-être animal » utilisé depuis bientôt un an par le Groupe Casino vient d’accueillir dans son cercle encore restreint de nouveaux membres. Pour l’occasion, il s’offre un petit lifting. Présentation et interview.

L’étiquetage « Bien-être animal » est porté par l’Association pour l’Etiquette Bien-Etre Animal (AEBEA) fondée en 2019 par le Groupe Casino et les 3 ONG (LFDA, CIWF, OABA) à l’origine de cet affichage. Un affichage qui ne concerne pour l’heure que le poulet.

L’objectif est d’informer le consommateur sur l’attention portée aux volailles tout au long de leur cycle de vie, de la naissance à l’abattage en passant par l’élevage et le transport. Un étiquetage qui n’est pas attribué à la légère puisqu’il prend en considération 230 critères. Il est ouvert à tous les acteurs du marché du poulet, qu’il s’agisse des éleveurs, des coopératives et bien-sûr de la grande distribution, dès-lors qu’ils s’engagent à l’afficher sur leurs produits.

Certes cette démarche reste encore confidentielle mais nous aimons à penser qu’elle finira par s’imposer car elle correspond à une préoccupation de nombre de consommateurs soucieux de ne pas être complices d’un mal-être animal. A l’heure actuelle ce mode d’affichage est adopté, côté grands distributeurs par Casino qui avait ouvert la voie, et depuis le 18 février par les Magasins U et Carrefour. Côté producteurs il a convaincu Les Fermiers de Loué, Les Fermiers du Sud-Ouest, Galliance et Les volailles Terrena.

Dans la première version utilisée par le Groupe Casino, l’étiquetage du bien-être animal était symbolisé par une lettre de A à D, soit 4 niveaux. L’accueil mi-février des nouveaux membres correspond aussi à un nouveau référentiel, un 5ème niveau ayant été ajouté. La lettre A correspond à un bien-être « supérieur », la lettre B à « bien », C à « assez bien ». Les lettres D (« standard ») et E (« minimal ») marquent un bien-être animal sans doute pas placé au cœur des préoccupations, ou ne permettent pas de parler de bien-être animal selon les exigences du référentiel (mais de protection animale).

Cette nouvelle étiquette comporte également un pictogramme indiquant 5 modes d’élevage différents : le « parcours boisé », « l’accès à l’extérieur », l’élevage « en bâtiment amélioré », l’élevage « en bâtiment en progrès » et l’élevage « en bâtiment ». Désormais l’étiquetage bien-être animal propose donc une double lecture.

L’association AEBEA estime que, chaque année, ce sont 80 millions de poulets qui seront concernés, soit seulement 10% de la production française. Mais l’idée d’un étiquetage bien-être pour la viande ou les produits issus des filières animales fait son chemin. Pour preuve, le Conseil National de l’Alimentation travaille à un projet d’expérimentation de ce type d’affichage sur un produit. On devrait connaître prochainement le produit choisi pour cette expérimentation. Le poulet aurait l’avantage d’avoir déjà quelques acteurs convaincus et expérimentés. Mais on parle aussi de l’œuf…

INTERVIEW

Nous avons eu le plaisir d’interviewer Matthieu Riché, Directeur de la RSE  au sein du groupe Casino que nous remercions chaleureusement de sa disponibilité.

  • Bonjour Matthieu Riché. Le groupe Casino a pris l’initiative en créant il y a un peu plus d’un an le 1er étiquetage sur le bien-être animal. Quelle a été la genèse de cette initiative ? Quel déploiement de cet outil de transparence espérez-vous ?

Nous nous sommes associés, dès avril 2017, à trois organisations référentes sur la protection  animal (CIWF France, LFDA et l’OABA) pour contribuer à la mise en place, au niveau national et à terme européen, d’un étiquetage harmonisé sur le bien-être et la protection animale. L’objectif étant de renforcer la transparence sur les conditions d’élevage, de transport et d’abattage des animaux et ainsi donner une information claire, fiable et robuste aux consommateurs pour leur permettre d’orienter leurs achats. Dans un premier temps sur la filière volaille, puis avec la volonté de l’étendre à  d’autres filières animales.

Afin de généraliser l’utilisation de l’étiquetage nous avons créé en février 2019, l’Association Etiquette Bien-Être Animal (AEBEA) pour permettre à d’autres acteurs de rejoindre la démarche. Soutenus par quatre ONG de protection animale (LFDA, CIWF, OABA, WELFARM), ce sont désormais trois distributeurs (le groupe Casino, le groupe Carrefour, les magasins U) et plusieurs producteurs de volailles (Les Fermiers de Loué, Les Fermiers du Sud-Ouest, Galliance), qui proposent l’étiquetage bien-être animal.

  • Le Groupe Casino expérimente l’affichage bien-être animal depuis une année. Comment a-t-il été reçu par votre clientèle ?

Les retours de nos clients sur l’étiquetage sont très positifs, il y a une vraie adhésion à la démarche. Pour faciliter encore plus la compréhension des informations données sur l’étiquette, le mode d’élevage y est désormais affiché. Le déploiement de l’étiquetage par les nouveaux acteurs ayant rejoint l’AEBEA, va apporter une vision plus claire du  comportement des consommateurs vis-à-vis de l’étiquetage.

  • Selon une récente étude Oney-Opinion Way, 89% des consommateurs attendent des marques qu’elles les aident à consommer plus responsable. Comment un grand distributeur comme Casino peut-il accompagner cette aspiration ?

Aujourd’hui, nos clients souhaitent avoir accès à une information sur la qualité nutritionnelle des produits qu’ils consomment, l’impact environnemental ou encore le bien-être animal pour orienter leur acte d’achat. Avec les Appli telles que Open Food Fact par exemple, il est très simple pour nos clients d’accéder à cette information en scannant leurs produits chez eux ou en magasin. Il est donc essentiel d’avoir des systèmes d’étiquetages robustes, simples à lire, pour donner à nos clients une information la plus objective et précise possible, à l’image du Nutriscore et maintenant de l’étiquette Bien-être animal.

La collaboration avec des acteurs ONG majeurs du secteur a permis de créer un étiquetage qui répond à ces enjeux et que les pouvoirs publics pourraient reprendre. Notre rôle est d’accompagner nos clients vers le mieux consommer, nul doute que l’étiquetage  y participe. Tel est notre rôle de distributeur !