La pub dans les JT de #TF1, normalisation ou révolution?

Ce mercredi, le CSA vient d’accorder à TF1 la possibilité, sous certaines conditions, de couper ses JT d’un écran publicitaire. Sur quoi se fonde cette décision et quelle peut être sa portée?

pub tv

Couper un JT d’un écran publicitaire n’est pas révolutionnaire, puisque cela est autorisé depuis… 1992! Pourtant, à cette époque, TF1 avait été exclue de cette possibilité pour deux raisons : son engagement lors de la signature de sa convention avec le CSA en 1985, mais surtout la position dominante qu’avait la chaine sur le marché de la publicité télévisée…

Depuis, les temps ont bien changés. Les chaines se sont multipliées, notamment avec la TNT, émiettant un marché (d’environ 3 milliards annuels) qui n’est pas élastique à l’infini. Et la publicité télévisée est de plus en plus concurrencée par la publicité digitale. TF1 est donc à la recherche de nouvelles opportunités. La décision du CSA n’est finalement qu’une … normalisation.

La coupure publicitaire d’un JT restera néanmoins soumise à deux conditions : que le JT dépasse 30 minutes et que le quota de 12 minutes par heure d’antenne soit respecté. La mesure sera applicable au 1er janvier 2018.

Pas sûr que cette décision soit, pour la chaine, une réelle … révolution. Au final le volume publicitaire global reste inchangé, et les risques de décrochage des téléspectateurs importants. Surtout sur le 20 heures où justement la pub est interdite sur France 2 à compter de 20 heures.

Alors opportunité ou cadeau empoisonné? A moins que la direction de TF1 n’ait l’espoir que la réforme souhaitée par la Commission Européenne n’aboutisse. Une réforme qui supprimerait le carcan des 12 minutes/heure au profit d’une moyenne de 20% entre 7 et 23 heures. Et là sans doute, la coupure prendrait tout son sens. Car le JT de TF1 reste un rendez-vous pour près de 5 millions de fidèles. Alors, rusée TF1?

 

Pourquoi #Google ne paiera pas d’impôts en France

Le fisc réclamait à Google un redressement fiscal important. Le géant vient de l’emporter devant la justice française. Explications

rezo.biz

Sur la période de 2005 à 2010, le fisc réclamait à Google la modique somme de 1,115 milliard d’euros au titre d’un redressement fiscal. Estimant ne pas être imposable en France, Google, après avoir séquestré les sommes sur un compte bancaire, avait saisi le Tribunal Administratif. Ce dernier vient, ce mercredi 12 juillet, de lui donner raison.

Les juges administratifs ont en effet estimé que les opérations de commercialisation des publicités en ligne sur le moteur de recherche étaient conduites non pas par Google France, mais par la société Google Irland Limited, société irlandaise. Pour les juges français, Google France se contente de fournir assistance et conseils aux annonceurs français, mais n’a ni les moyens techniques ni les moyens humains pour assurer la production et la gestion des annonces publicitaires.

Selon le Tribunal Administratif (qui a suivi en la matière les recommandations du rapporteur), Google France n’est pas une entité économiquement autonome. Il ne constitue donc pas un établissement stable qui seul peut conférer le statut de contribuable. Google France n’est, finalement, qu’un apporteur d’affaires au service de la société irlandaise GIL échappant ainsi aux impôts et taxes sur le sol français.

Bien entendu, Google paie ses impôts en Irlande. Mais ce pays a mis au point une fiscalité très favorable aux GAFA. Une fiscalité plusieurs fois mise en cause d’ailleurs par Bruxelles.

La décision de notre justice administrative ne sera sans doute pas très bien accueillie par les instances européennes dont la stratégie actuelle est au contraire de contraindre les géants du web à s’acquitter de leurs obligations fiscales (et légales) sur les territoires de leurs activités réelles.

Une certitude s’impose : dans cette nouvelle donne économique, notre Code Fiscal a besoin d’un coup de jeune…

Influenceurs : l’étau se resserre sur la publicité cachée

Le marketing d’influence fait recette. Les blogueurs et autres youtubeurs sont courtisés par les marques. Au risque de s’adonner à une publicité cachée qui s’apparente à un placement de produit clandestin. Jusqu’à quand?

Au point de départ, une règle simple : toute publicité doit s’afficher comme telle. Traduisez que l’internaute consommateur doit être averti qu’il est en face d’une publicité. Car, entre un post spontané et un post sponsorisé, la démarche est bien sûr très différente. Et l’engagement des followers pas du tout le même. L’enjeu est donc réel.

En France, on sait que Bercy a ouvert le dossier et qu’un statut professionnel faisant de ces blogs ou de ces chaines YouTube des médias publicitaires est à l’étude. Aux Etats-Unis, une cinquantaine d’influenceurs – notamment d’Instagram – ont reçu au printemps un avertissement leur enjoignant d’informer l’internaute en cas de post sponsorisé. Mais qu’est-ce qu’un post sponsorisé?

cnetfrance.fr

La fourniture gratuite du produit suffit-elle à entrer dans une démarche publicitaire? Aucun doute bien-sûr lorsque la marque rémunère l’influenceur? Ou lorsqu’elle finance intégralement sa participation à un événement ou un voyage. Peu de doute aussi lorsque les rapports entre l’influenceur et la marque sont réguliers.

Instagram teste aux Etats-Unis un statut spécifique obligeant l’influenceur à préciser sur les photos publiées quelle en est la marque bénéficiaire, reconnaissant ainsi ipso facto le caractère publicitaire du post. En échange de cette clarification, les marques qui joueraient le jeu auraient accès à une analyse d’audience. Ces mesures, après test, pourraient bien arriver en Europe.

Il est sans doute nécessaire de clarifier la situation car rien ne justifierait que la blogosphère et YouTube échappent à la règle générale d’identification de la publicité. Mais sans doute faut-il aussi mettre dans la balance que la grande majorité des influenceurs ne vit pas de cette publicité cachée.

#TPMP : que risque réellement Cyril Hanouna?

Le 18 mai sur C8, Cyril Hanouna piège en direct 7 homosexuels répondant à la publication d’un faux profil de l’animateur sur le site de rencontres VivaStreet. Les réseaux sociaux s’emballent. 25 000 téléspectateurs saisissent le CSA pour se plaindre de l’homophobie de cette séquence. Un CSA pris dans la tourmente.

Face à la violence des réactions sur les réseaux sociaux, et à ce record de saisine du CSA par des particuliers, beaucoup de gens s’étonnent du manque de réaction du gendarme de l’audiovisuel. Essayons de comprendre pourquoi.

Le CSA n’est pourtant pas resté les bras croisés. Outre ses déclarations sur son compte Twitter, il a ouvert la procédure de sanction réformée par la loi du 15 novembre 2013.

cp csa

L’objet de cette loi était de séparer les fonctions de poursuite et d’instruction des fonctions de sanction. Loi d’ailleurs en conformité avec les directives européennes. Désormais, l’ouverture d’une procédure de sanction à l’encontre d’une émission, d’un animateur, d’une chaine, nécessite la saisine d’un rapporteur indépendant en charge de l’instruction. Ce rapporteur est nommé par le vice-président du Conseil d’Etat, après avis du CSA. Depuis le 23 janvier 2014, il s’agit de Monsieur Régis Fraisse. Mais ce dernier est également Président de la Cour d’appel Administrative de Lyon. On imagine donc aisément que, pour des raisons de charge, l’instruction demande du temps. Ironie du sort, le rapporteur a rendu son rapport ce 23 mai dans  deux autres procédures ouvertes à l’encontre de TPMP et datant respectivement de novembre et de décembre 2016. 6 mois semblent donc nécessaires à l’instruction.

Il faut se rendre à l’évidence, la procédure prévue par la loi de novembre 2013 est désormais inadaptée dans un monde ultra-connecté où les réactions sont quasiment instantanées.

Cependant, une procédure d’urgence existe. Elle est prévue par la loi du 30 septembre 1986. Le président du CSA peut alors saisir en référé le président de la section contentieuse du Conseil d’Etat en cas d’irrégularité ou de non respect de la loi. Le CSA n’a pas utilisé cette procédure de référé en l’espèce.

Comment se déroule une procédure de sanction? En général, tout commence par une mise en garde ou une lettre de rappel ferme de la réglementation. Cette étape est largement franchie dans le cas de cette émission. Puis une mise en demeure ayant valeur d’avertissement peut suivre en cas de récidive. Déjà à deux reprises utilisées à l’encontre de TPMP . Mais d’autres sanctions sont possibles :

  • une suspension pour un maximum d’un mois
  • une réduction à un an de l’autorisation de diffusion
  • le retrait de l’autorisation de diffusion
  • des amendes pouvant aller jusqu’à 3% (5% en cas de récidive) du chiffres d’affaires annuel de la chaine, recettes publicitaires inclues.

Les risques pour Cyril Hanouna et C8 sont donc bien réels. La multiplication des instructions à l’égard de cette émission, mais surtout le record historique des 25 000 plaintes enregistrées risquent de peser lourd dans la balance et contraindre le CSA à de réelles sanctions. De quelle marge de manœuvre dispose–t-il ?

La sanction économique a été plus rapide. Une cinquantaine annonceurs a décidé de supprimer leurs spots publicitaires programmés dans l’une des 4 coupures de l’émission. Ces annonceurs avaient d’ailleurs été largement interpellés sur les réseaux sociaux par les internautes. Devant le risque d’image, une réaction rapide s’imposait. D’ailleurs, Canal+ Régie a annoncé, mardi 23 mai, supprimer, jusqu’à nouvel ordre, les coupures publicitaires de #TPMP. Une perte d’environ 130 000€/jour.

Le 18 mai 2017 fera sans doute date dans l’histoire du CSA.

HANOUNA PUBS

Réaction des annonceurs en date du 23 mai 2017

Date à laquelle Canal+ Régie a décidé de supprimer d’elle-même les coupures publicitaires

Publicité : coup de frein à l’anorexie chic

Deux décrets, attendus depuis la loi Santé de janvier 2016, viennent d’être publiés au Journal Officiel. Avec pour objectif d’éviter que la publicité n’encourage les troubles du comportement alimentaire, notamment chez les pré-adolescents et adolescents.

mannequin anorexique

source : culturebox.francetvinfo.fr

Photos de mannequins : l’obligation de mentionner les retouches

Les photos retouchées de mannequins devront désormais en faire mention. Cette obligation concerne les photos de mannequins exploitées à des fins publicitaires et qui auront fait l’objet de retouches au moyen d’un logiciel de retouche d’image, que ce soit pour affiner ou épaissir la silhouette. Cette obligation sera applicable au 1er octobre 2017. Elle sera en cas de manquement, assortie d’une amende pouvant atteindre 37 500€ ou 30% des dépenses publicitaires.

Cette mention devra être « accessible, aisément lisible et clairement différenciée du message publicitaire ou promotionnel » et conforme aux recommandations de l’ARPP (qui voit ainsi son rôle valorisé par l’Etat!)

Lorsqu’un annonceur achète des photos de mannequins, il sera de sa responsabilité de s’assurer de l’existence ou non de retouches. Le recours à une banque d’image n’exonèrera donc en rien l’annonceur de sa responsabilité.

Certificat médical obligatoire

Autre mesure phare, soumettre l’exercice de la profession de mannequin à l’obligation d’un certificat médical d’aptitude. Ce certificat sera délivré par la Médecine du travail, notamment sur la base de l’indice de masse corporelle, le fameux IMC. Même si l’OMS retient un IMC de 18.5, le décret ne reprend pas l’idée d’un indice seuil, laissant ainsi un champ d’appréciation au Médecin du travail qui pourra donc tenir compte d’autres facteurs. Pour les mineur(e)s, les références retenues par le Carnet de santé s’imposeront. Ce certificat médical devra être renouvelé tous les 2 ans.

Ce certificat médical sera exigible pour tout mannequin travaillant en France et provenant d’un pays européen. L’entrée en vigueur est immédiate, soit à compter du 6 mai 2017. Le fait d’employer un mannequin sans certificat médical devient un délit puni d’une peine de prison de 6 mois et de 75 000 € d’amendes.

Deux mesures qui vont dans le sens d’une publicité plus responsable. Et l’enjeu est important puisque les troubles alimentaires, particulièrement l’anorexie, constituent en France la 2ème cause de mortalité des 15-24 ans. En Europe, d’autres pays appliquent déjà de telles mesures : la Belgique, l’Espagne et l’Italie.

Publication du « décret Airbnb »

La culture digitale bouleverse nos modes de consommation et donne naissance à une économie de plus en plus collaborative. Les locations de meublés de particulier à particulier connaissent un franc succès. Au point de nécessiter leur encadrement.

airbnb

Un décret publié au Journal Officiel du 30 avril autorise désormais les Communes à créer un numéro d’enregistrement à 13 chiffres pour les loueurs de meublés offerts à la location de courte durée. Cette possibilité est donnée aux Communes dépassant 200 000 habitants. Bien entendu, les villes touristiques sont principalement visées. Ces particuliers loueurs seront désormais mieux identifiés et donc mieux … surveillés.

Les objectifs de cette réforme sont nombreux. Le souci de réguler le logement locatif. Car avec ses 65 000 meublés offerts aux locations courtes sur Airbnb à Paris, le logement locatif parisien connait une certaine raréfaction de produits et en conséquence une montée des loyers. L’objectif est aussi de mieux contrôler, notamment le respect des 120 nuitées annuelles autorisées pour une résidence principale. A terme on peut imaginer que l’offre soit bloquée sur la plateforme dès que les 120 nuitées auront été utilisées… Et ce décret est aussi un message d’apaisement envoyé aux professionnels de la location hôtelière qui se plaignent de la concurrence déloyale des plateformes de type Airbnb, Homeaway ou encore Abritel.

L’économie collaborative a besoin d’être encadrée. On connaît par exemple les mesures fiscales prises par Bercy… Mais nous sommes réellement entrés dans l’ère de la culture digitale et de la disruption. Chacun doit faire l’effort d’adapter ses pratiques. Comme viennent de le faire les taxis parisiens en lançant leur appli G7 Connect. Ou comment mettre le numérique au service d’une activité traditionnelle…

 

Naming : la Ligue 1 devient la Ligue 1 Conforama

La Ligue 1 de football et la célèbre marque d’ameublement Conforama se lient pour 3 ans dans une opération de naming. Occasion de faire le point sur cette pratique.

NAMING 1

source : sportune.fr

Le naming est une opération de parrainage (souvent sportif, mais rien n’interdit le naming dans d’autres secteurs) par laquelle une marque donne son nom à un équipement ou un événement sportif.

S’il porte sur un équipement public, il devra respecter certaines contraintes : servir un intérêt public local, respecter le principe de neutralité du service public et ne pas porter atteinte à l’ordre public. Mais il peut aussi porter sur un équipement privé. Dans cette hypothèse le naming est souvent une manière de financer des travaux de construction ou de rénovation. MMA a par exemple investi 3 millions d’€ dans le stade du Mans – devenu le MMArena – (en plus du million d’€ versé chaque année pendant 10 ans, mais relativisons car le stade inauguré en 2011 a coûté un peu plus de 100 millions d’€…) En échange de l’exploitation de l’équipement, le sponsor verse une redevance. Celle-ci est fonction de plusieurs critères : les conditions d’exploitation, le chiffre d’affaires espéré (billetterie, vente d’espaces publicitaires, répartition des charges etc…).

Mais le naming peut également être pratiqué sur des événements, telles que les Ligues sportives. Il est alors un sponsoring assez classique dans les mécanismes. Longtemps boudé, le naming semble conquérir le foot français. Depuis l’été dernier, la Ligue 2 est devenue la Dominos Ligue 2 et depuis le début d’année, l’e-sport n’y a pas échappé avec la Orange e-Ligue 1

Concernant la Ligue 1, Conforama l’a donc emporté devant un concurrent pourtant de taille : SFR. La marque d’ameublement s’est engagée pour 3 ans à compter de la saison 2017-2018. Et si aucun des protagonistes ne souhaite révéler les enjeux financiers, les indiscrétions parlent de 7 à 10 millions d’€ par an. Si ce chiffre était confirmé, ce serait le naming le plus important en France.

Preuve que la pratique du naming n’est encore pas communément acceptée dans notre pays, les critiques, sur Twitter notamment, ne se sont pas fait attendre. Heureusement, souvent avec humour. Histoire sans doute de rester sportif … #Ligue1Conforama

 

Twitter entend lutter contre les contenus offensants

Instagram a récemment pris des mesures contre les contenus sensibles. Twitter lui emboîte le pas en déclarant son intention de protéger l’internaute contre les contenus offensants.

Cette lutte contre les contenus, qu’ils soient sensibles ou offensants, n’est pas le fruit du hasard. Bruxelles a clairement invité les principaux réseaux sociaux à la vigilance. En Angleterre, Twitter, Facebook et Youtube ont dû s’expliquer deux heures durant devant le Parlement britannique. L’Allemagne a voté de lourdes amendes… La pression pour mettre fin aux comportements déviants sur le social media est bien là…

Vous avez sans doute vu apparaître sur Twitter ce tweet d’un nouveau genre : un rectangle gris avec pour seul message « Ce tweet peut comprendre des contenus potentiellement offensants ». Si vous voulez en savoir plus, un 2ème message d’avertissement vous attend : « Afin de le voir, vous devrez modifier votre sélection de médias offensants. Vous pouvez trouver ceci sous la section Sécurité des réglages de confidentialité et de sécurité de votre compte ». L’internaute qui le souhaite peut alors modifier ses paramètres

Twitter contenus offensants

source : twitter

Twitter s’est longtemps caché derrière le fait qu’un contrôle a priori des tweets était impossible et que le réseau ne pouvait donc intervenir qu’en cas de signalement. Ce n’est bien entendu que partiellement exact. Un contrôle a priori est possible, tout est question des moyens que l’on entend allouer à cette modération…

Mais qu’est-ce qu’un tweet offensant? Pour Twitter, c’est celui qui contient une attaque en fonction de l’âge, de l’ethnie, de l’identité ou de l’orientation sexuelle, du handicap, de la maladie, de la nationalité, de la race ou encore de la religion.

Si un internaute désire se rendre sur un profil signalé comme comportant des contenus offensants, il arrive sur un avatar, une image et un fil d’actus masqués. Mais l’internaute peut passer outre : « Yes, view profile ».

Reste le cas de l’internaute mentionné malgré lui dans une conversation. Il peut alors la masquer en actionnant la flèche en haut à droite, puis en choisissant « Masquer cette conversation ». Les futures notifications liées seront alors bloquées. Rappelons encore que sur Twitter, on a la possibilité de bloquer des mots ou des # : paramètres/notifications/mots masqués (écrire les mots ou # que l’on veut bannir, puis valider). On peut aussi se désabonner… et bien sûr signaler un tweet.

Il appartient à chaque réseau social de prendre les dispositions propres à garantir que le social media ne devienne pas une zone de non droit. Mais aussi à chaque internaute de rester vigilant et de se protéger. Responsabilité partagée…

Communication responsable : se poser les bonnes questions !

Alors que se déroulait mardi 4 avril le colloque #ComUnivert à SUP’DE COM Lyon, les réseaux sociaux s’enflammaient autour des campagnes de Nivea et de Pepsi. Quelles leçons pouvons-nous en tirer?

Le 6 ème #ComUnivert, colloque centré sur le marketing et la communication responsables, accueillait cette année l’Uda, Botanic et l’Agence Planète Verte. Occasion pour l’Uda d’expliquer comment cette instance s’efforce d’être une ressource au service d’une communication plus responsable, tandis que Botanic témoignait de son engagement sans faille à la cause et que le président fondateur de Planète Verte présentait les concepts développés par son agence. Tous s’accordaient sur la nécessité, pour un annonceur, d’être cohérent, d’aller au bout de sa démarche, et de se poser les bonnes questions sur l’ensemble de sa chaine de production…

Nivea et Pepsi qui, dans le même temps, déclenchaient la fureur de milliers d’internautes, se sont-elles posé les bonnes questions? On a du mal à le croire…

White is purity

nivea

source visuel : breitbart.com

C’est avec ce slogan que Nivea met le feu aux poudres par un post sur son Facebook Moyen-Orient. De nombreuses réactions sur la toile, et notamment sur Twitter parlent de racisme. La marque retire le post, présente des excuses et, ironie du sort, rappelle qu’elle milite pour la « diversité, la tolérance et l’égalité », reconnaissant que le post pouvait être trompeur (le mot est faible). Alors, comment une grande marque comme Nivea – qui affiche comme valeur la diversité – peut-elle valider un tel slogan?

Black Lives Matter

index

source visuel : français.rt.com

 

On connait le mouvement Black Lives Matter aux Etats-Unis. Il dénonce les violences policières faites aux Noirs. Pepsi, dans un de ses spots publicitaires en imagine une parodie, le top modèle Kendall Jenner allant offrir une canette à un policier. Les réactions sont immédiates, Pepsi est accusé de récupération, une récupération pour le moins maladroite. Là encore Pepsi s’excuse et se justifie en expliquant que ce n’était pas ses intentions, que son spot a mal été interprété. La marque semble expérimenter que la publicité opportuniste n’est pas toujours pertinente… et que tout mouvement n’est pas forcément à exploiter…

Deux marques de notoriété internationale dont la renommée n’est plus à faire et qui pourtant font le même faux pas. Devant ces faits, le conseil exprimé lors du #ComUnivert « se poser les bonnes questions » ne prend-il pas tout son sens?

Instagram floute les contenus sensibles

En septembre dernier, Instagram avait promis à ses 12 millions d’abonnés français un « environnement sûr« . Instagram entend tenir sa promesse et s’apprête à flouter les contenus sensibles.

cnetfrance.fr

source : cnetfrance.fr

La promesse d’Instagram : qu’un utilisateur ne puisse être choqué en consultant son fil. Dans la pratique, le réseau met en place un léger floutage des photos ou des vidéos qui lui auront été signalées comme sensibles par un utilisateur. Une sorte « d’auto-protection » en quelque sorte. Bien entendu, le contenu signalé ne sera pas flouté sans vérification par des experts, collaborateurs du réseau.

Mais l’utilisateur qui le souhaite pourra très aisément « déflouter » en cliquant sur le contenu, accédant ainsi à la vidéo ou à la photo « protégée ». Le système est donc astucieux : les utilisateurs sont protégés, mais les contenus finalement non censurés, restant accessibles aux utilisateurs qui le souhaitent.

En cas de floutage, un avertissement apparait : « Contenu sensible. Cette photo contient du contenu que certaines personnes peuvent juger offensant ou dérangeant ».

m.2m.ma

source : m.2m.ma