Accueil Communication responsable #Publicité : du nouveau du côté de la régulation professionnelle

#Publicité : du nouveau du côté de la régulation professionnelle

79

L’ARPP vient de rendre publiques deux mesures importantes relatives aux procédures d’autorégulation de la publicité. Des mesures attendues dont l’objectif est de renforcer la confiance dans cet encadrement à la française de la publicité.

L’Assemblée Générale de l’ARPP, l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité a adopté ce 9 juin deux mesures principales, à savoir la création en son sein d’un collège représentant la société civile et une amélioration des mécanismes du Jury de Déontologie Professionnelle (JDP). Ces deux mesures étaient réclamées, notamment défendues par le Rapport Publicité et transition écologique de Thierry Libaert et Géraud Guibert dont nous nous étions fait l’écho dans nos colonnes.

5 engagements de l’Arpp

En réalité ces deux mesures s’intègrent dans une démarche plus globale de l’Arpp, consciente que les mécanismes d’autorégulation peuvent encore être améliorés. En mars dernier, elle avait rendu publics 5 engagements dans ce sens.

Engagement 1 – Créer au sein de l’Arpp un collège représentant la société civile

Engagement 2 – Améliorer le fonctionnement du Jury de Déontologie Publicitaire

Engagement 3 – Renforcer le contrôle des campagnes nationales comportant des allégations environnementales

Engagement 4 – Présenter un rapport annuel devant le Parlement et le Conseil Économique, Social et Environnemental

Engagement 5 – Organiser des forums d’échanges avec les associations et les experts non représentés dans les mécanismes d’autorégulation.

Représenter la société civile

Même si la société civile était déjà indirectement représentée via les instances associées à l’Arpp, notamment le CEP et le CPP, la représentation au sein de l’Arpp de la société civile était une demande forte. Jusqu’alors, l’Arpp ne comptait que 3 collèges : Agences, Annonceurs et Médias. Désormais elle devra compter avec un 4ème collège, émanation de la société civile. Ses membres seront désignés par le CPP, le Conseil Paritaire de la Publicité en son sein. Et la réforme va plus loin puisque ce collège disposera du même nombre de voix que les 3 autres collèges réunis. Une réforme qui dans ces conditions pourrait donner un nouveau jour aux débats et aux prises de décisions. Bien-sûr une réforme qui nécessite une modification des statuts, modification dont les termes ont été approuvés par le Conseil d’Administration et devraient donc être soumis prochainement au vote d’une AG extraordinaire.

Rendre plus efficace le JDP

La principale critique faite au JDP, c’est sa lenteur. En moyenne environ 3 mois entre la plainte déposée et la publication de la décision. Une lenteur qui s’explique aussi par la nécessité de maintenir une procédure contradictoire où toutes les parties prenantes, consommateur, annonceur, agence et média peuvent donner leur avis. Mais une lenteur, il est vrai, qui rend le name and shame moins efficace.

Certes une procédure d’urgence existe, mais elle est très rarement utilisée jusqu’alors. Pour faciliter son utilisation, la réforme adoptée vise à permettre au bureau du CPP de saisir cette procédure d’urgence alors que jusqu’à ce jour seul le Président de l’Arpp et son Directeur Général par délégation, pouvaient mettre en route cette procédure. Le JDP s’engage aussi, à accélérer le traitement des plaintes, y compris hors procédure d’urgence.

Avec ces deux réformes, les 5 engagements souscrits par l’Arpp sont désormais tenus, puisque les 3 autres engagements ont par ailleurs été validés par le Conseil d’Administration.