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Une Charte de la relation Influenceurs

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Le marketing d’influence fait de plus en plus recette, mais pratique assez récente, il avait besoin d’être structuré. La Charte de la relation Influenceurs proposée par le Syndicat du Conseil en Relations Publics et le Synap est, dans ce contexte, la bienvenue. Principaux axes et engagements.

C’est le 20 novembre qu’a été rendu publique la Charte de la relation Influenceurs que l’on doit à l’initiative du Syndicat du Conseil en Relations Publics, le SCRP. Son objectif est d’aider les organisations et les marques à exiger le plus haut degré de professionnalisme et d’éthique de leurs partenaires. Elle repose sur 5 engagements principaux.

Un engagement de conseil

Dans le cadre de cet engagement de conseil, l’agence propose une stratégie dont le déploiement est exclusivement fondé sur l’intérêt du client. L’agence s’engage à poser des indicateurs de succès et des outils de mesure définis en fonction des objectifs de la campagne. Elle s’engage également à agir avec justesse et dans le respect des règles en vigueur. L’agence anticipe les risques et en cas de bad buzz elle accompagne son client et l’influenceur.

Un engagement de neutralité et d’intégrité

Afin d’assurer sa neutralité et son intégrité, l’agence ne peut pas détenir des intérêts dans une structure gérant des influenceurs, tels que agent ou régie. Elle s’engage à ne recevoir de rémunération que de son client.

Un engagement de transparence

L’agence doit informer son client du mode de collaboration avec l’influenceur, notamment en ce qui concerne sa rémunération ou sa non-rémunération, mais aussi sur la gestion directe ou non de l’influenceur par l’agence. La proposition commerciale de l’agence devra distinguer les honoraires d’agence de tous les autres postes (rémunération de l’influenceur, frais de production, éventuels coûts juridiques tels que droit à l’image ou droits d’auteur). Bien entendu, l’agence ne peut pas émarger sur la rétribution de l’influenceur.

Engagement de distinguer la nature de la collaboration et d’appliquer les règles adéquates

L’influenceur de son côté doit informer son public de l’existence d’une collaboration de nature commerciale avec la marque, et cela de manière explicite et instantanée. Par ailleurs si la prise de parole de l’influenceur est effectivement de nature commerciale, toutes les règles publicitaires de nature légale ou déontologique sont alors applicables.

La charte pose 3 conditions cumulatives à la nature commerciale de la collaboration avec l’influenceur. La Charte est ici très proche des principes posés par le Recommandation de l’Arpp dont elle a d’ailleurs reçu le soutien.

  • le contenu est réalisé dans le cadre d’engagements réciproques, notamment l’influenceur est rémunéré, quelle que soit la forme de sa rémunération
  • la marque exige un contrôle éditorial prépondérant et une validation avant publication
  • l’objet de la collaboration est la promotion d’un produit ou d’un service

Engagement d’établir un bilan quantitatif et qualitatif

L’agence s’engage à fournir un bilan et pour cela sélectionne les indicateurs les plus pertinents en fonction des objectifs de la campagne. Au titre des indicateurs possibles proposés : Les impressions, le nombre de VUs, de vues, le coût pour mille, la tonalité et la qualité des contenus…

Cette charte devrait permettre de clarifier le marché du marketing d’influence dans l’intérêt de tous les acteurs. Elle nous donne aussi l’occasion de rappeler qu’en février dernier, l’Agence Woô avait de son côté proposé une Charte d’éthique de l’influence dont nous nous étions fait l’écho.