Le Syndicat National des Professionnels des Relations Médias montre la voie en adoptant sa Charte des bonnes pratiques en matière d’IA générative. Une démarche qui pourrait peut-être inspirer d’autres instances du secteur de la communication ?
C’est le 12 mars que le Synap rend publique sa Charte de bonnes pratiques en matière d’IA. Elle s’adresse bien entendu aux agences et aux cabinets de Relations Publics. L’objectif est louable : « Encadrer l’usage de l’IA de manière responsable et éthique »
D’emblée le cadre est posé. La charte s’appuie sur les principes fondamentaux des métiers de communicants, à savoir la véracité, la confidentialité, l’indépendance, la loyauté et la responsabilité. Avec pour ambition que l’IA « ne puisse jamais se substituer au jugement, à l’expertise stratégique et à la responsabilité humaine. »
Une validation humaine incontournable
C’est sans doute le message le plus fort de cette charte. Elle pose le principe que tout recours à l’IA doit être systématiquement validé par une action humaine. Toute automatisation par l’IA doit être supervisée par le professionnel et aucune relation média ou institutionnelle ou sensible ne peut être confiée à l’IA sans intervention humaine. L’IA ne doit jamais prendre de décision, produire un message destiné à un tiers, ni signer à la place d’un professionnel. Le message est passé : Le contrôle humain comme règle d’or.
Le respect des données
La charte fait également du respect des données une exigence. Si le professionnel a recours à un système d’IA grand public, il devra activer les paramètres de confidentialité. Et si nécessaire, anonymiser les données.
La transparence
Le recours à l’IA doit être transparent. Si l’IA assiste le professionnel de manière significative, cela doit être mentionné de manière explicite. Si l’IA est susceptible d’impacter la mission, le client doit être informé et avoir expressément donné son accord. En conséquence le recours à l’IA est spécifié au contrat ou à la lettre ou ordre de mission. En termes de transparence, on s’interdit par ailleurs toute tromperie ou simulation telles que fausses citations, fausses images, fausses voix.
Le TOP 5 des bons réflexes
La charte se résume en « 5 bons réflexes » : Toujours valider humainement – Ne jamais tromper – Protéger les données – Informer et tracer – Se former encore et toujours.
On salue cette initiative et espérons que d’autres instances du secteur de la communication choisiront, elles aussi, de poser un cadre à l’usage de l’IA.



























