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Bruxelles veut soutenir la pub TV

La Commission Européenne examine en ce moment un texte qui, s’il venait à être adopté, constituerait un réel soutien à la publicité télévisée. Mais comment le téléspectateur réagirait-il?

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La Directive sur les services de médias audiovisuels de 2010 est arrivée à échéance, et son renouvellement est en discussion sur la base d’un texte proposé en mai dernier. Ce projet comporte 2 mesures phares.

Actuellement, la télévision est soumise à des quotas publicitaires. Ces quotas dépendent du statut des chaines. Ils sont calculés sur une base horaire. Ainsi, la publicité ne peut dépasser 20% de 60 minutes, soit 12 minutes de publicité/heure de programme. La réforme consisterait à calculer le quota sur la tranche horaire de 7 à 23 heures. La règle des 20% demeure, mais les chaines pourraient ainsi décider de la planification des écrans publicitaires en privilégiant les périodes où le public est le plus présent, notamment le prime time. Sur la journée, pas plus de pubs, mais celles-ci risquent de se trouver concentrées aux heures de grande écoute. Le téléspectateur peut avoir l’impression d’être davantage exposé aux publicités.

Autre mesure envisagée,  ramener de 30 à 20 minutes le délai à respecter entre deux coupures publicitaires de films ou autres émissions autorisées à être coupées.

Ces mesures, si elles sont adoptées par Bruxelles, devront être traduites dans notre droit. N’étant pas d’ordre public, les Etats membres auront la possibilités de prévoir des mesures plus restrictives.

Ce projet est bien entendu dicté par la contrainte économique, la nécessité d’augmenter les recettes publicitaires. Mais peut-être est-il bon de se rappeler que la télévision est aujourd’hui soumise à la concurrence d’autres services…

La pub dans les émissions jeunesse interdite à France TV

Après plusieurs mois de débat, l’interdiction de la publicité dans les émissions pour la jeunesse sur France Télévisions a été adoptée par le Parlement à 23 heures dans la nuit du 7 au 8 décembre. Quels sont les contours et les enjeux de cette interdiction?

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Le projet de loi avait été déposé par le sénateur écologiste GATTOLIN. Il avait d’ailleurs à l’époque reçu un accueil plus que réservé du gouvernement, soucieux sans doute des ressources du PAF public. Mais les jeux sont faits et France Télévisions va devoir faire avec. Selon les estimations, le manque à gagner pour les chaînes publiques serait inférieur à 20 millions d’€. Selon une étude Kantar Media, France TV ne représente que 6% des publicités télévisées pour enfants, la palme revenant à Gulli avec… 41%!

Cette interdiction prendra effet au 1er janvier 2018. Seules les publicités commerciales seront interdites. Resteront donc possibles les publicités génériques et celles d’intérêt général. L’interdiction vaudra pour toute la durée des émissions destinées aux enfants de moins de 12 ans, mais aussi pour les 15 minutes qui précèdent et suivent les dites émissions. L’interdiction est également étendue aux sites internet des chaînes concernées. Le CSA devra par ailleurs présenter chaque année un bilan devant le Parlement. Des mesures qui, selon l’IFOP, sont approuvées par 87% des Français.

Plusieurs raisons ont motivé le vote de cette loi. Les publicités alimentaires et pour les boissons sont sans aucun doute dans le collimateur, mais aussi la volonté de tenter de limiter la dépendance des enfants aux marques. La France rejoint ainsi plusieurs pays européens qui ont déjà pris de telles mesures, tels que la Suède, l’Espagne ou encore la Grande Bretagne. Mais bien-sûr, pour l’heure, cette interdiction ne concerne pas les chaînes privées. Pour combien de temps?

 

Ouverture de la publicité commerciale sur Radio France

 

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Source visuel : radiofrance.fr

Alors qu’en octobre dernier, le CSA sanctionnait Radio France pour avoir diffusé des publicités pour SEB et Kris, un projet de décret vise à autoriser la publicité commerciale de marque sur les antennes des radios publiques. Explications.

Etat des lieux actuel

Pour l’instant, seuls certains messages publicitaires sont acceptés sur Radio France : ceux des entreprises publiques ou assimilées, ceux des banques et assurances mutualistes, des organisations professionnelles, des foires et salons, et les messages d’intérêt général. Le principe est simple : Radio France est un service public et ne doit diffuser que des messages répondant à l’intérêt général de ses auditeurs. En 2015, ces revenus publicitaires ont représenté 40 millions d’€, soit 7% du budget global de Radio France. Mais Radio France est déficitaire d’environ 20 millions d’€. L’assouplissement des règles de publicité est donc une réponse à ce déficit.

Rappelons que le parrainage est lui ouvert à tout annonceur, à l’exception de la pharmacie, de l’alcool et du tabac. Même règle pour les E-pubs sur les sites des radios publiques.

Autorisation de la publicité commerciale

Le projet de réforme marquera la fin de l’interdiction de la publicité de marque sur Radio France. Celle-ci sera donc accessible à tous les annonceurs, à l’exception de l’alcool et de la promotion dans le domaine de la grande distribution (2 limites qui existent déjà pour la publicité télévisée).

Le projet de décret autoriserait même Radio France à accorder des remises commerciales, ce qui était interdit jusqu’alors.

Les limites

Le projet prévoit plusieurs limites :

  • en moyenne trimestrielle, un maximum journalier fixé à 17 minutes
  • 30 minutes maximum de publicité sur une journée (la moyenne actuelle oscille entre 7 et 11 mn sur ces radios)
  • entre 7H et 9H (le prime time), en moyenne annuelle, pas plus de 3 minutes
  • entre 7H et 9H, pas plus de 8 minutes sur une journée
  • entre 7H et 9H, un même écran publicitaire ne pourra pas dépasser 1 mn 30.

Un projet de décret qui ne cache donc pas ses ambitions. Reste à savoir quelle sera la position du CSA…

TV : Interdiction de la pub dans les émissions jeunesse

 

source visuel : lemediaplus-com
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Un vrai petit roman à suspens. Annoncée, puis remplacée par un simple rapport annuel de surveillance, c’est par surprise que le groupe écologiste a réussi jeudi à faire voter l’interdiction de la publicité dans les émissions pour enfants sur France Télévisions. Par surprise, car le groupe avait veillé à être bien au complet alors que les députés socialistes, hostiles au projet pour des raisons budgétaires, avaient déserté l’hémicycle. Et oui, l’assiduité au Parlement, ça peut être utile. On pourrait ainsi philosopher sur la manière dont certaines lois importantes sont votées…

Mais revenons à la teneur du texte adopté. A compter du 1er janvier 2018 (France Télévisions a donc un peu de temps pour trouver des ressources de substitution), la publicité sera interdite dans les émissions des chaînes publiques destinées aux enfants de moins de 12 ans. Cette interdiction vaudra pour les 15 minutes qui précèdent et les 15 minutes qui suivent le dit programme.

Cela va représenter un manque à gagner estimé à 15 millions d’€ qui risque donc à son tout d’alourdir le trou de France TV de l’ordre de 100 millions d’€.

Les grands gagnants? Les chaînes privées bien-sûr!

Publicité et anorexie : la profession de mannequin mieux encadrée

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source visuel : wikistrike.com

C’est dans le cadre de la loi santé que viennent d’être adoptées deux mesures de lutte contre l’apologie de l’anorexie que peut véhiculer l’excessive maigreur de certains mannequins.

La première mesure est tellement simple que l’on se demande comment elle n’a pas été mise en place plus tôt. Désormais, le mannequin devra fournir un certificat médical attestant que son état de santé est, au regard de sa masse corporelle, compatible avec l’exercice de la profession de mannequin. A la clé, une amende pouvant aller jusqu’à 75 000 €.

L’autre mesure est applicable si la silhouette a été retouchée au moyen d’un logiciel. Dans cette hypothèse, la publicité devra porter la mention « photographie retouchée ».

Quand on connait les ravages physiques et psychologiques de l’anorexie, on ne peut qu’applaudir !

Flash info : Pub TV

lemediaplus.comsource visuel : lemediaplus.com

Le projet de loi écologiste qui visait à interdire la publicité dans les émissions TV pour la jeunesse a été vidé de son sens en commission. Sans doute histoire de ne pas creuser davantage le déficit de France Télévisions. Mais son initiateur, Monsieur Gottelin, n’a peut-être pas dit son dernier mot? (voir notre article du 22 octobre)

Grains de raison ou de déraison?

« Aimer le vin, c’est aussi avoir un grain de raison » ou « Le vin, je l’aime, je le respecte ». C’est par ces slogans chocs que le lobby Vin & Société illustre sa campagne de communication lancée le 6 décembre. Campagne à gros budgets presse et internet.

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Source visuel : lemonde.fr

C’est sous couvert d’inciter à une consommation responsable que Vin & Société propose le concept 2.3.4.0, soit 2 verres par jour pour la femme, 3 pour l’homme, 4 pour une occasion et 0 sur une journée par semaine. L’annonceur prétend s’appuyer sur des recommandations émises par le plan national nutrition santé. Mais en réalité, ces seuils étaient des seuils d’alerte médicale que Vin & Société semble transformer en seuils de consommation « normale ».

Les réactions ne se sont pas fait attendre. L’ANPAA bien-sûr est montée au créneau, estimant que cette campagne est déraisonnable et qu’elle conduit à une banalisation de la consommation d’alcool. La Haute Autorité de Santé est également intervenue, attirant l’attention sur les risques d’un tel message, notamment chez les jeunes ou les personnes âgées ou à santé fragilisée.

Vin & Société qui semble par ailleurs avoir obtenu récemment gain de cause à l’Assemblée Nationale (voir notre article du 26 novembre) semble bel et bien partir en guère contre la loi Evin. Est-ce vraiment raisonnable devant les ravages directs et indirects de l’abus d’alcool? Et comment prôner que l’on puisse consommer à certaines occasions jusqu’à 4 verres d’alcool?

Alcool : la loi Evin assouplie

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source visuel : sowine-typepad.fr

La décision avait déjà été adoptée au Sénat. Elle vient de l’être à l’Assemblée Nationale. Ne manque plus que la publication de la loi. La réforme devrait donc pouvoir s’appliquer début 2016.

Rappelons l’idée : distinguer dans la loi Evin la publicité de l’information. Objectif : faciliter le travail des journalistes et le tourisme œnologique. Désormais, la simple information œnologique ne sera plus considérée comme de la publicité, et ne sera donc plus assujettie à la loi Evin. On peut alors imaginer de voir apparaitre sur nos écrans, grands et petits, des spots pour une région comme le bordelais ou la champagne, dès-lors qu’il existe une indication géographique…

Alors est-ce, comme le craignent les associations de lutte contre l’abus d’alcool, la porte ouverte à une publicité plus large et un accès aux médias interdits jusqu’alors? Tout va dépendre de son usage. Si on s’en tient à de l’information sur une région viticole, le risque peut être contrôlé. Mais on peut aussi se demander si promouvoir la région de Champagne, ce n’est pas indirectement promouvoir le champagne? Formulé autrement, quels sont les contours d’un « contenu informatif »?

Cette réforme avait été suggérée pour permettre aux journalistes d’être moins contraints et de ne pas risquer de tomber sous le joug de la loi Evin. Mais en plus de 20 ans les actions en justice contre un journaliste se comptent sur les doigts d’une main! Quant au tourisme œnologique que la réforme voulait aussi encourager, il ne s’est jamais aussi bien porté…

Alors, devant les risques d’une telle réforme, certains – telle que la Ministre Marisol Touraine – remettent en cause son bien-fondé.

Pub et émissions pour la jeunesse

Hier mercredi, le Sénat a adopté sans difficulté la proposition de loi du sénateur écologiste André GOTTELIN visant à supprimer la publicité commerciale dans les émissions télévisées pour la jeunesse. Quels sont les enjeux de ce texte? Quels en sont les contours?

source visuel : lemediaplus-com
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Les émissions visées sont celles destinées aux enfants de moins de 12 ans. L’objectif est bien-sûr de lutter contre les risques d’obésité et plus généralement de protéger les jeunes enfants de la « folie consumériste« .

Alors, première surprise, pourquoi avoir limité cette interdiction aux chaînes de France Télévisions? Prétendre que cette exigence correspond à la mission de service public de ces chaines ne convainc personne. D’abord parce que la majorité des jeunes concernés sont sur les chaînes du privé et ensuite parce que l’on a du mal à croire que les jeunes fidèles au service public aient plus de risques d’obésité… On semble avoir raisonné de la même façon que pour la suppression de la publicité après 20 heures alors qu’en l’espèce, la problématique est fondamentalement différente.

Pour sensibiliser les chaînes privées, il est prévu que le CSA devra présenter chaque année un rapport au Parlement sur les incidences de la publicité commerciale dans les émissions pour les jeunes et sur la manière dont les chaînes privées gèrent les risques. Deux statuts, deux régimes.

Concrètement l’interdiction prendra effet 15 minutes en amont de l’émission et prendra fin 15 minutes en aval. Elle s’étend aux sites internet des chaînes concernées.

Son entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2018. Le temps peut-être d’imaginer une nouvelle taxe pour combler les 10 millions annuels de manque à gagner…

Mais rien ne dit que cette interdiction entrera un jour en vigueur. En effet, l’Assemblée Nationale doit aussi l’adopter et ce sera peut-être plus compliqué. On a un peu de mal à concevoir que Fleur Pellerin soutienne réellement ce projet, alors qu’elle a consacrée une grande énergie ces dernières semaines à tenter de boucler le budget des chaînes publiques. Et notamment en faisant appel à des expédients… Une affaire à suivre.

Faut-il supprimer la publicité dans les émissions pour la jeunesse?

Le sénateur André GATTOLIN a déposé un projet de loi visant à supprimer les messages publicitaires dans les émissions pour la jeunesse, sur les chaînes de France Télévisions. Le texte sera en examen au Sénat, le 21 octobre.

source visuel : lemediaplus-com
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Le projet de loi part du constat que la France est un des pays où les enfants et les adolescents sont les plus exposés à la publicité. C’est aussi un des marchés les plus porteurs avec 8,3 millions de jeunes de 4 à 14 ans. L’objectif est aussi de lutter contre les risques d’obésité (publicités pour des produits alimentaires) et contre, ce que le sénateur appelle, « l‘obsession consumériste« .

De citer en exemple : le Québec, la Suède et en Europe, la Belgique et l’Espagne

Voici l’essentiel des mesures prévues par ce projet de loi s’il était adopté en l’état :

  • la suppression de la publicité dans tous les programmes pour enfants, et 15 minutes en amont et en aval
  • interdiction dans les mêmes conditions du parrainage
  • les campagnes d’intérêt général et les campagnes génériques non commerciales ne seraient pas concernées
  • le manque à gagner des chaînes serait compensé par une dotation de l’État, elle-même financée par une taxe additionnelle sur le tabac.

Des mesures qui sans doute auront du mal à faire consensus à un moment où on cherche encore comment compenser les pertes dues à la suppression de la publicité sur ces mêmes chaînes après 20 heures.

Et vous, qu’en pensez-vous?