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#Mannequinat : Kering et LVMH s’engagent

LVMH et Kering s’engagent pour faire bouger les lignes et lutter efficacement contre l’apologie de l’anorexie dans le mannequinat. Un engagement fort, impliquant une vingtaine de marques du luxe.

 

KERING

LVMH

C’est début septembre que les deux grandes marques ont signé une charte de bonne conduite et de responsabilité vis à vis de leurs mannequins. Cette charte est applicable partout dans le monde et concerne à la fois les séances photos et les défilés de mode. Elle va au-delà des prescriptions légales adoptées récemment et applicables depuis mai (voir notre post du 6 mai). Les principales dispositions visent à la fois à lutter contre l’anorexie, mais également à offrir aux mannequins des conditions de travail respectueuses de la personne. En voici les principales dispositions :

  • Les mannequins doivent fournir un certificat médical attestant d’une masse corporelle suffisante, certificat de moins de 6 mois alors que la loi se contente d’un certificat de moins de 2 ans
  • Les marques ne pourront pas employer des mannequins femmes d’une taille inférieure au 34 et hommes inférieure au 44
  • L’emploi de mineurs de moins de 16 ans pour mettre en valeur des vêtements adultes est interdit
  • Les scènes avec nudité ou semi-nudité doivent obtenir l’accord du mannequin et le cas échéant de son représentant légal
  • Les mannequins mineurs ne pourront pas travailler entre 22H et 6H et devront être « accompagnés » par leur agence
  • Les agences doivent apporter à leurs mannequins le soutien psychologique, voire psychothérapeutique dont ils peuvent avoir besoin.

On le voit, des mesures fortes. Espérons que, acteurs principaux du marché du luxe, Kering et LVMH réussiront à jouer le rôle de locomotive dans cette volonté d’offrir aux mannequins des conditions de travail décentes.

 

Influenceurs : l’étau se resserre sur la publicité cachée

Le marketing d’influence fait recette. Les blogueurs et autres youtubeurs sont courtisés par les marques. Au risque de s’adonner à une publicité cachée qui s’apparente à un placement de produit clandestin. Jusqu’à quand?

Au point de départ, une règle simple : toute publicité doit s’afficher comme telle. Traduisez que l’internaute consommateur doit être averti qu’il est en face d’une publicité. Car, entre un post spontané et un post sponsorisé, la démarche est bien sûr très différente. Et l’engagement des followers pas du tout le même. L’enjeu est donc réel.

En France, on sait que Bercy a ouvert le dossier et qu’un statut professionnel faisant de ces blogs ou de ces chaines YouTube des médias publicitaires est à l’étude. Aux Etats-Unis, une cinquantaine d’influenceurs – notamment d’Instagram – ont reçu au printemps un avertissement leur enjoignant d’informer l’internaute en cas de post sponsorisé. Mais qu’est-ce qu’un post sponsorisé?

cnetfrance.fr

La fourniture gratuite du produit suffit-elle à entrer dans une démarche publicitaire? Aucun doute bien-sûr lorsque la marque rémunère l’influenceur? Ou lorsqu’elle finance intégralement sa participation à un événement ou un voyage. Peu de doute aussi lorsque les rapports entre l’influenceur et la marque sont réguliers.

Instagram teste aux Etats-Unis un statut spécifique obligeant l’influenceur à préciser sur les photos publiées quelle en est la marque bénéficiaire, reconnaissant ainsi ipso facto le caractère publicitaire du post. En échange de cette clarification, les marques qui joueraient le jeu auraient accès à une analyse d’audience. Ces mesures, après test, pourraient bien arriver en Europe.

Il est sans doute nécessaire de clarifier la situation car rien ne justifierait que la blogosphère et YouTube échappent à la règle générale d’identification de la publicité. Mais sans doute faut-il aussi mettre dans la balance que la grande majorité des influenceurs ne vit pas de cette publicité cachée.

#TPMP : que risque réellement Cyril Hanouna?

Le 18 mai sur C8, Cyril Hanouna piège en direct 7 homosexuels répondant à la publication d’un faux profil de l’animateur sur le site de rencontres VivaStreet. Les réseaux sociaux s’emballent. 25 000 téléspectateurs saisissent le CSA pour se plaindre de l’homophobie de cette séquence. Un CSA pris dans la tourmente.

Face à la violence des réactions sur les réseaux sociaux, et à ce record de saisine du CSA par des particuliers, beaucoup de gens s’étonnent du manque de réaction du gendarme de l’audiovisuel. Essayons de comprendre pourquoi.

Le CSA n’est pourtant pas resté les bras croisés. Outre ses déclarations sur son compte Twitter, il a ouvert la procédure de sanction réformée par la loi du 15 novembre 2013.

cp csa

L’objet de cette loi était de séparer les fonctions de poursuite et d’instruction des fonctions de sanction. Loi d’ailleurs en conformité avec les directives européennes. Désormais, l’ouverture d’une procédure de sanction à l’encontre d’une émission, d’un animateur, d’une chaine, nécessite la saisine d’un rapporteur indépendant en charge de l’instruction. Ce rapporteur est nommé par le vice-président du Conseil d’Etat, après avis du CSA. Depuis le 23 janvier 2014, il s’agit de Monsieur Régis Fraisse. Mais ce dernier est également Président de la Cour d’appel Administrative de Lyon. On imagine donc aisément que, pour des raisons de charge, l’instruction demande du temps. Ironie du sort, le rapporteur a rendu son rapport ce 23 mai dans  deux autres procédures ouvertes à l’encontre de TPMP et datant respectivement de novembre et de décembre 2016. 6 mois semblent donc nécessaires à l’instruction.

Il faut se rendre à l’évidence, la procédure prévue par la loi de novembre 2013 est désormais inadaptée dans un monde ultra-connecté où les réactions sont quasiment instantanées.

Cependant, une procédure d’urgence existe. Elle est prévue par la loi du 30 septembre 1986. Le président du CSA peut alors saisir en référé le président de la section contentieuse du Conseil d’Etat en cas d’irrégularité ou de non respect de la loi. Le CSA n’a pas utilisé cette procédure de référé en l’espèce.

Comment se déroule une procédure de sanction? En général, tout commence par une mise en garde ou une lettre de rappel ferme de la réglementation. Cette étape est largement franchie dans le cas de cette émission. Puis une mise en demeure ayant valeur d’avertissement peut suivre en cas de récidive. Déjà à deux reprises utilisées à l’encontre de TPMP . Mais d’autres sanctions sont possibles :

  • une suspension pour un maximum d’un mois
  • une réduction à un an de l’autorisation de diffusion
  • le retrait de l’autorisation de diffusion
  • des amendes pouvant aller jusqu’à 3% (5% en cas de récidive) du chiffres d’affaires annuel de la chaine, recettes publicitaires inclues.

Les risques pour Cyril Hanouna et C8 sont donc bien réels. La multiplication des instructions à l’égard de cette émission, mais surtout le record historique des 25 000 plaintes enregistrées risquent de peser lourd dans la balance et contraindre le CSA à de réelles sanctions. De quelle marge de manœuvre dispose–t-il ?

La sanction économique a été plus rapide. Une cinquantaine annonceurs a décidé de supprimer leurs spots publicitaires programmés dans l’une des 4 coupures de l’émission. Ces annonceurs avaient d’ailleurs été largement interpellés sur les réseaux sociaux par les internautes. Devant le risque d’image, une réaction rapide s’imposait. D’ailleurs, Canal+ Régie a annoncé, mardi 23 mai, supprimer, jusqu’à nouvel ordre, les coupures publicitaires de #TPMP. Une perte d’environ 130 000€/jour.

Le 18 mai 2017 fera sans doute date dans l’histoire du CSA.

HANOUNA PUBS

Réaction des annonceurs en date du 23 mai 2017

Date à laquelle Canal+ Régie a décidé de supprimer d’elle-même les coupures publicitaires

Radio France : c’est parti pour la pub commerciale

radio

Le publiphobe pouvait toujours se réfugier sur les ondes de Radio France. Mais dans quelques jours, il sera rattrapé par la pub commerciale. En effet, ce mercredi, le décret d’application est paru. Et son application est fulgurante : dès le 15 avril les publicités commerciales feront leur application. Déficit d’exploitation oblige!

C’est donc chose faite. La résistance des anti-pub et des … radios privées n’auront pas fait plier les autorités. Dès le 15 avril, 3 des radios de Radio France pourront diffuser des pubs commerciales. Il s’agit de France Inter, France Info et France Bleu.

Néanmoins, afin d’éviter tout abus, de nombreuses limites sont posées :

  • la moyenne hebdomadaire sur un trimestre ne pourra pas excéder 17 minutes
  • sur une journée donnée, le maximum est fixé à 30 minutes
  • la grande distribution et l’alcool ne pourront pas accéder aux ondes de Radio France
  • un même annonceur ne pourra pas davantage représenter plus de 15% des investissements
  • entre 7H et 9H, en moyenne annuelle, la pub commerciale ne pourra pas dépasser 3 minutes et 8 minutes sur un jour donné
  • un même écran publicitaire ne pourra pas dépasser 1 minute 30

A signaler également que tout écran publicitaire devra être annoncé par un jingle.

« Je suis Charlie », la sage décision de l’INPI

charlie

L'INPI vient de déclarer son intention de refuser toutes les demandes de dépôt de marque "Je suis Charlie".

Décision assez facile à justifier en droit. Etant partagé par tous, "Je suis Charlie" peut finalement être considéré comme ayant acquis un caractère générique. En tous les cas assez populaire pour qu'aucune marque ne se l'approprie.

Au-delà de la justification juridique, une sage décision qui rassurera tous ceux, sans doute très nombreux, qui craignent la récupération commerciale.

Nouvelle réglementation pour les soldes 2015

soldes

 

 

 

 

source visuel : economie-gouv.fr

A quelques jours du démarrage des soldes d'hiver, l'occasion de signaler que depuis la loi du 18 juin 2014, les deux semaines de soldes flottants ont été annulées.

Ces deux semaines viennent désormais rallonger les deux périodes de soldes annuelles, celle de janvier et celle de juillet qui désormais dureront chacune 6 semaines au lieu de 5.

L'instauration des soldes flottants avait été très décriée par les commerçants eux-même qui se plaignaient de donner au consommateur la tentation de n'acheter qu'en période de soldes.

Voilà qui est réglé…

Quand la pub indirecte pour le tabac rattrape la E-cigarette

 

 e cigarette

On savait que le champ de liberté de la E-cigarette allait se réduire. Après l'interdiction de son usage dans certains lieux publics, une circulaire vient de décider que ce produit était soumis à la notion de publicité indirecte pour le tabac.

La loi Evin – on le sait – interdit toute publicité pour le tabac, qu'elle soit directe ou indirecte.

Du même coup, la E-cigarette ne pourra plus, dans la publicité, faire référence au tabac, ni même au sevrage. Cette interdiction s'applique autant au produit lui-même qu'aux recharges.

La E-cigarette n'a finalement plus qu'un seul support possible – comme le tabac lui-même – à savoir, les petites affichettes 40×60 exposées dans les tabacs et visibles uniquement de l'intérieur.

Cigarette et E-cigarette, match nul!

Zara : et de 3!

Zara semble est spécialiste du mauvais goût.

Après le pyjama façon costume rayé des camps de concentration en 1995, le sac à la croix façon croix gammée en 2007, voici en cette fin d'été le T-shirt rayé pour jeune enfant, à l'étoile jaune (vendu sur le site internet)

zara mediapart.frsource visuel :mediapart.fr

Alors bien-sûr, comme les fois précédentes, Zara présente ses excuses et retire le produit.

En matière d'excuses d'ailleurs, qui croira à l'explication donnée, l'étoile jaune étant sensée représenter l'étoile de shérif… Et faire ses excuses sur twitter, on ne peut plus laconique.

Bref Zara, vous avez été tenté par bad buzz, mais pas sûr qu'en cette période de rentrée scolaire ce soit une bonne opération.

Plus de pub sur France Télévisions?

lemediaplus.com

 

Alors que les investissements publicitaires sur les chaines de télévision sont à la baisse (relative), Mr Rémy PFLIMLIN vient de réclamer le retour à la publicité sur les chaines publiques après 20 heures.

Une demande "raisonnée" et pour l'instant limitée, avec deux suggestions précises : créer des écrans publicitaires lors des grandes retransmissions sportives (celles souvent qui attirent le plus) et réintroduire la publicité sur la tranche 20H30 à 21 heures.

Ce n'est pas la première voix qui s'élève en ce sens. Il est vrai que "faire mieux" avec "moins", ce n'est pas très facile!

 

L’Anaé crée un label qualité

anaésource visuel : http://www.newmpifrance.org

L'Anaé propose désormais à ses adhérents, principalement des agences événementielles, de se démarquer par un label qualité

Ce label est organisé autout de 7 piliers : la relation et la satisfaction client, les process opérationnels, la prise en compte de la sécurité, les relations prestataires et achats, la capacité économique et administrative, la gouvernance et le management, et la prise en compte de la RSE.

Au total, ce sont 40 items qui seront étudiés.

Le label sera accordé par un organisme indépendant pour 3 ans renouvelables.

Une bonne initiative de nature à rassurer les clients annonceurs.